STX France-Paris veut que l'Italie accepte un partage à 50-50

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 (Avec déclarations supplémentaires, détails) 
    PARIS, 25 juillet (Reuters) - La France a donné jusqu'à la 
fin de la semaine à l'Italie pour accepter un partage à 50-50 du 
capital de STX France sous peine d'en tirer "toutes les 
conséquences", a déclaré mardi le ministre français de 
l'Economie et des Finances, Bruno Le Maire. 
    Le ministre, qui s'exprimait devant la commission des 
Affaires économiques du Sénat, a indiqué que Paris proposait 
d'assortir ce partage d'un accord de coopération dans le naval 
militaire entre les deux pays. 
    "Nous attendons maintenant la réponse du gouvernement 
italien", a-t-il dit. 
    "J'espère que cette réponse sera positive. Si cette réponse 
n'est pas positive, nous devrons en tirer toutes les 
conséquences et cela se jouera avant la fin de cette semaine", 
a-t-il ajouté, alors que le droit de préemption de l'Etat 
français sur l'ensemble du capital de STX Group expire à la fin 
du mois. 
    "Aujourd'hui, la balle est de l'autre côté des Alpes, chez 
nos amis italiens", a encore dit Bruno Le Maire. 
    Le ministre a réitéré que le gouvernement estimait que 
l'accord conclu par son prédécesseur  , prévoyant le 
rachat de 54% des chantiers navals STX France de Saint-Nazaire 
par le groupe italien Fincantieri associé à une fondation 
transalpine, ne garantissait "pas suffisamment les intérêts 
stratégiques" des chantiers navals de Saint-Nazaire.  
    Dans ce schéma, l'Etat français aurait conservé sa minorité 
de blocage de 33% dans la société, qui était mise en vente par 
son actionnaire majoritaire coréen, et aurait fait monter à ses 
côtés le groupe public Naval Group (ex-DCNS). 
    "Nos amis italiens, un grand industriel comme Fincantieri, 
sont les bienvenus mais nous souhaitons rester à parts égales", 
a expliqué Bruno Le Maire.  
    Pour y parvenir, le ministre a évoqué des prises de 
participation, aux côtés de l'Etat, de Naval Group, de la banque 
publique d'investissement bpifrance et du personnel de STX, 
Fincantieri détenant le solde de 50%. 
    La France propose encore que, dans le cadre de cet accord,  
l'ouverture d'une "vraie coopération dans le domaine naval 
militaire" avec l'Italie. 
    "Je suis prêt à prendre des engagements très importants dans 
ce domaine parce que je crois que c'est dans l'intérêt de nos 
deux pays", a-t-il conclu. 
 
 (Yann Le Guernigou, édité par Yves Clarisse) 
 

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