Sturaro, un nouveau Gattuso ?

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Sturaro, un nouveau Gattuso ?
Sturaro, un nouveau Gattuso ?

Beaucoup lui prédisaient banquette à la Juve, et ça semblait justifié au vu de la concurrence et de son manque d'expérience. Pourtant, lors du match aller face au Real, Stefano a prouvé qu'il avait tout d'un grand. Et même d'un tout petit

"Moi ? Le nouveau Gattuso ? La comparaison est flatteuse... Moi, je crois surtout que je suis juste Sturaro." Peu de joueurs aiment les comparaisons, mais là, il faut dire que les ressemblances sont nombreuses. Pas forcément physiques, cinq centimètres et certainement des dizaines de kilos les séparent aujourd'hui. Mais des similitudes footballistiques et stylistiques. Ils ont tout les deux cette même hargne gravée à vie sur leur visage, à la limite de la brutalité, cette même grinta, cette même faim de ballon. Des caractéristiques de "joueur à l'ancienne". Pas toujours beau à voir, la technique à la fois propre et sommaire, l'esprit collectif, bûcheur et même sacrificiel. À côté de Pirlo, Vidal, Pogba, Pereyra, Marchisio et Padoin, on peut le dire sans aucun risque : Stefano a trouvé sa place dans les plans d'Allegri. Il est la caution défensive du milieu de terrain, l'homme de l'ombre, l'aboyeur. Le fils caché de Gattuso. En presque mieux. Ou du moins avec une marge de progression encore énorme.
Marathonien/Secouriste/Kamikaze
C'est d'ailleurs ce que l'on reprochait à Allegri avant le match face au Real. En annonçant sa compo, le coach de la Vieille Dame a suscité l'incompréhension. Pourquoi Pereyra, auteur d'une saison plus que correcte, est-il relégué sur le banc ? Pourquoi aligner un jeune de 22 ans face au tenant du titre et, qui plus est, en demi-finale de C1 ? Et si on lit entre les lignes, pourquoi jouer cette carte défensive, reculer et refuser de jouer face au Real ? Si l'avenir lui a donné raison, Max a tout de même eu besoin de se justifier. Son premier argument : "Je l'ai choisi parce que j'avais besoin de jambes au milieu de terrain et parce qu'il était en forme." Autrement dit, il savait, comme tout le monde, que le Real allait très vite avec et sans ballon, et qu'il avait donc besoin d'un marathonien associé à la créativité et la technique de Pirlo, Vidal et Marchisio. Deuxième argument : "Pereyra est de ceux qui peuvent faire la différence en entrant en cours de match." Une façon élégante de dire que le profil de l'Argentin ne convenait pas. Tout s'explique. Cette composition, c'était surtout un pari. Risqué mais payant au vu du résultat.

Une récompense aussi et surtout au vu du match de Sturaro. On pourrait résumer sa prestation à ce geste défensif sur James Rodríguez. Plus qu'un sauvetage,…




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