Stupéfaction à Wall Street après les résultats de Google

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LA CLÔTURE DES MARCHÉS AMÉRICAINS
LA CLÔTURE DES MARCHÉS AMÉRICAINS

NEW YORK (Reuters) - Wall Street a terminé en baisse jeudi, au terme d'une séance marquée par la publication inattendue des résultats de Google, ressortis bien moins bons que prévu.

L'annonce des trimestriels du numéro un mondial de la recherche sur internet a surpris les investisseurs sur le contenu et sur l'horaire, Google ayant l'habitude de publier ses comptes après la clôture.

Le groupe a rapidement invoqué une erreur commise par l'éditeur chargé de publier ses résultats, RR Donnelly.

L'action de Google a été suspendue dans l'attente de la publication de ses résultats complets, avant de reprendre et de terminer sur une chute de 8% à 695 dollars. Celle de l'éditeur de ses résultats RR Donnelly a fini en baisse de 0,87% à 10,75 dollars.

Dans le sillage de Google, les valeurs technologiques ont accusé le coup, comme en témoigne la nette sous-performance de l'indice Nasdaq comparée à celle des autres grands indices new-yorkais.

Facebook, confronté à des problématiques comparables à celles de Google, en particulier sur la question de la monétisation de l'utilisation de ses services sur les smartphones, a terminé en baisse de 4,55% à 18,97 dollars.

Le Dow Jones des 30 valeurs industrielles américaines a perdu 0,06%, 8,06 points, à 13.548,94, le Standard & Poor's 500, indice de référence des gérants de fonds, a cédé 0,24%, 3,57 points, à 1.457,34 et le Nasdaq à forte pondération technologique, a abandonné 1,01%, 31,26 points, à 3.072,87.

La déconvenue de Google, conjuguée à des résultats en demi-teinte publiés par Morgan Stanley a occulté la publication des chiffres des inscriptions hebdomadaires au chômage, dont certains composants accréditent l'hypothèse d'une amélioration sur le marché du travail américain.

Morgan Stanley a annoncé jeudi une perte nette au troisième trimestre mais son bénéfice ajusté a progressé plus fortement une prévu grâce à l'amélioration des revenus de son activité de trading sur le marché obligataire qui plombait depuis longtemps les comptes de la banque d'affaires.

Le titre a toutefois été nettement sanctionné (-3,78%) par les investisseurs, comme ses autres concurrents dans les jours précédents.

Contre le tendance, Verizon Communications a pris 2,37% après avoir publié une hausse de 16% de son bénéfice trimestriel grâce à la croissance du chiffre d'affaires de ses activités de téléphonie mobile, portées par une hausse des tarifs et le lancement de l'iPhone 5 d'Apple.

Nicolas Delame pour le service français

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  • lelis le jeudi 18 oct 2012 à 22:45

    Pas grave : s'il le faut, on fera un QE4 (je veux dire : passer le QE3 de 40 milliards de dollars par mois à 80 milliards, par exemple). Allez, Ben, un petit effort : ta place est en jeu !