Street Art : des fenêtres d'un ancien squat d'artistes vendues 46 000 euros

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Le promoteur Pitch Promotion a récolté 46.000 euros dans sa vente caritative de 12 fenêtres peintes par l’artiste Kouka sur un immeuble parisien lorsqu’il était squatté. Le bâtiment qu’elles ornaient va être transformé en hôtel.

C’est une vente aux enchères pas comme les autres qui s’est tenue jeudi soir à Paris. Originale, elle l’était à plus d’un titre. D’abord par le lieu: elle s’est tenue sur un chantier, celui que mène le promoteur Christian Terrassoux, président de Pitch Promotion, au 40, de la rue René Boulanger dans le 10e arrondissement. C’est là que le commissaire-priseur, Pierre Cornette de Saint Cyr, a orchestré la vente d’une dizaine de fenêtres imaginées par l’artiste du street art Kouka, petit-fils du peintre expressionniste Francis Gruber.

Pesant 100 kilos chacune, ces œuvres ont été mises à prix à 2.000 euros. Au final, chaque guerrier Bantou s’est vendu entre 3.000 et 5.000 €, et a séduit notamment Jérôme Dauchez (Société Dauchez), Viviane Hamy (Editions Viviane Hamy), Patrick Poivre d’Arvor ou encore Christian Terrassoux. «Le produit de cette vente sera entièrement reversé à deux fondations que je soutiens depuis longtemps, la Fondation Chirac et l’AMREF Flying Doctors» précise le président de Pitch Promotion.

«En transformant cet ancien immeuble de bureaux en un hôtel Marriott Renaissance, j’ai décidé de donner une seconde vie à certains des guerriers bantous peints par Kouka sur les fenêtres de l’immeuble» explique Christian Terrassoux. L’immeuble conçu dans les années 70 par Jean-Jacques Fernier, grand prix international d’architecture et d’urbanisme va en effet devenir un hôtel cinq étoiles.

L’histoire de ces fenêtres et de l’immeuble auquel elles appartiennent est, elle aussi, hors du commun. L’immeuble a en effet été squatté pendant sept mois en 2010 par des artistes et avait alors été baptisé le «château d’Albat’art». C’est pendant cette période que Kouka, qui se définit comme un pur produit de la culture hip-hop, a orné les fenêtres de ses guerriers bantous. «J’ai peint ces 77 guerriers bantous, un par un, sans pochoir et sans autorisation, sur une initiative personnelle. Contrairement à beaucoup d’œuvres que l’on qualifie de street art, cette intervention n’est ni une commande, ni une simple décoration mais une véritable performance qui a été réalisée alors qu’un groupe d’artistes avait pris possession d’un immeuble à l’abandon depuis des années» expliquait-il récemment.

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