Streaming payant : accord entre Youtube et les labels indépendants

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Streaming payant : accord entre Youtube et les labels indépendants
Streaming payant : accord entre Youtube et les labels indépendants

Youtube va enfin pouvoir passer au payant. La compagnie américaine de partage de vidéos Youtube a conclu un accord avec l'agence de gestion de droits Merlin, qui représente 20.000 labels musicaux, ouvrant la voie au lancement d'un service de diffusion par abonnement de musique en flux («streaming»), rapporte mercredi le Financial Times. Le contrat, signé il y a quelques jours, accorde aux labels indépendants des conditions plus favorables qu'une précédente version de l'accord divulguée en juin, indique le quotidien britannique.

Youtube, filiale du géant de l'internet Google, prépare depuis plusieurs mois le lancement d'un service payant de visionnage de clips musicaux, sans publicité et sans téléchargement préalable, qui pourrait générer 500 millions de dollars d'abonnements par an selon le cabinet Midia Research.

Des accords ont déjà été conclus avec les trois principaux majors de l'industrie du disque - Universal, Sony et Warner - mais les négociations achoppaient avec Merlin, parfois qualifié de «quatrième major». Youtube avait notamment menacé de retirer de son site les vidéos d'artistes tels que les anglais Adele et Artic Monkeys, produits par des labels indépendants représentés par Merlin.

Tirer parti de son milliard d'utilisateurs

Le développement d'une formule payante est un enjeu hautement stratégique pour la firme américaine, trop souvent perçue par l'industrie musicale comme une simple plateforme de promotion commerciale. Le but est désormais pour Youtube de s'afficher comme une entreprise capable de dégager des bénéfices de la diffusion de vidéos en ligne et pouvoir concurrencer des plateformes comme le français Deezer ou le suédois Spotify dont le nombre d'utilisateurs est passé de 25 à 50 millions ces six derniers mois (12,5 millions d'abonnés).

Car si Youtube dispose encore d'un avantage face à ses futurs concurrents, c'est bien son nombre d'utilisateurs. Un milliard de personnes ...

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