Streaming : le blocage des sites est applicable, mais...

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Streaming : le blocage des sites est applicable, mais...
Streaming : le blocage des sites est applicable, mais...

La question agite depuis deux semaines Internet et les fans qui regardent leur séries télévisées préférées en streaming illégal (lecture de vidéo en flux continu) sur des sites de référencement. Que va changer la décision du tribunal de grande instance de Paris du 28 novembre, applicable dès ce vendredi 13 décembre, et qui ordonne aux fournisseurs d'accès et moteurs de recherche de bloquer des sites de streaming illégaux ?

Pour lever tout malentendu et faire un état des lieux de la procédure légale, nous avons sollicité l'expertise de Laurent Barissat, avocat associé fondateur du cabinet Clairmont Avocats et spécialiste des questions de propriété intellectuelle. Il a notamment défendu des ayant-droits du monde de la télévision mais n'est pas impliqué sur ce dossier sensible du streaming. Entretien.

> Qu'est ce que le jugement du tribunal de Paris va changer concrètement pour les sites et les internautes ?

LAURENT BARISSAT. « Ce jugement acte un changement important et nouveau en France car les fournisseurs d'accès à internet (FAI) pourront, sur décision judiciaire, bloquer l'accès à des sites pirates. C'est une première en France car jusqu'à présent les FAI n'étaient pas impliqués dans la lutte contre la piraterie. Cette décision va bloquer l'accès d'un nom de domaine pirate sur un seul territoire, la France. Les FAI avaient 15 jours pour appliquer le jugement mais ça pourrait prendre encore 2 à 3 jours. L'utilisateur n'est pas inquiété, simplement, il ne pourra plus accéder à son site de streaming pirate.».

> En prenant le cas du site de streaming de référence, Dpstream, ces sites pirates ont l'air d'avoir déjà trouvé la parade en créant Dpstream2.net...

L.B.- « Oui, je l'ai consulté et il y a déjà une affichette qui explique qu'ils vont bientôt être bloqués mais ils détaillent aussi comment contourner tout ça en se rendant sur des sites miroirs dont le nom de domaine n'est pas ...

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  • frk987 le vendredi 13 déc 2013 à 17:57

    Une mesure efficace dans le sens du contrôle de l'internet. Heureusement qu'en 24h un site peut changer de nom et être référencé par les moteurs de recherche. Donc au final une interruption de 48h. Ces c.. de zélus et de magistrats sont complétement dépassés par la techno.