STRATEGIE 2016-La prise de risque, clef de la performance-AllianzGI

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    PARIS, 26 novembre (Reuters) - Allianz Global Investors 
privilégiera en 2016 les actifs risqués dans un environnement 
marqué par une croissance mondiale "bien plus fragile" et par 
des politiques monétaires divergentes de part et d'autre de 
l'Atlantique (taux d'intérêt très bas en Europe, remontée des 
taux aux Etats-Unis). 
    Dans ce contexte, marqué aussi par une remontée des risques 
politiques et une hausse de la volatilité des marchés, les 
investisseurs n'auront "guère d'autre choix" que de prendre des 
risques parmi les différentes classes d'actifs pour espérer 
réaliser du rendement, ont expliqué jeudi des responsables 
d'AllianzGI lors d'un point de presse. 
    * Andreas Utermann, directeur des investissements 
d'AllianzGI, a souligné que le niveau actuel d'endettement et 
l'absence de mesures de désendettement freinaient la croissance. 
    * Au Etats-Unis, il attend une croissance de 2% à 2,5% et, 
en zone euro, autour de 1,0% à 1,5%, grâce à la politique 
d'assouplissement quantitatif de la BCE et la baisse de l'euro, 
la Chine continuant à ralentir. 
    * Il privilégie une "approche d'investissement active" et 
porte ses choix sur les actions européennes dont le potentiel de 
hausse demeure tant en termes de valorisation que de dividende. 
    * Catherine Garrigues, responsable des stratégies actions 
Europe, a réitéré sa préférence pour les titres de qualité et, 
sur le plan sectoriel, pour les télécoms, les technologiques et 
l'immobilier coté. Elle estime que le marché italien dispose 
d'un potentiel de hausse lié à l'amélioration de la conjoncture. 
    * Franck Dixmier, directeur des gestions obligataires, 
s'attend pour sa part à une hausse modérée et graduelle des taux 
par la Fed américaine et, à l'inverse, à un renforcement du QE 
de la BCE visant à écarter le risque de déflation. 
    * Il sous-pondère les emprunts d'Etat allemand ou français 
qui n'offrent aucun rendement et conseille les emprunts 
espagnols ou italiens, et les obligations d'entreprise qui, 
malgré leur succès, conservent encore un potentiel. 
 
 (Raoul Sachs, édité par Jean-Michel Bélot) 
 
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  • M3182284 le jeudi 26 nov 2015 à 18:00

    Si vous n'êtes pas obligé de prêter aux Etats à moins de 2%, ne le faites pas.