Strasbourg cherche le monstre sur les écrans

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L'un des participants à l'« apéro zombie » à Strasbourg.
L'un des participants à l'« apéro zombie » à Strasbourg.

Le Festival du film fantastique, jusqu’au 25 septembre, fait la part belle aux tueurs en série et autres zombies.

Au générique du Frankenstein, de James Whale (1931), qui s’affiche sur l’un des écrans occupés ces jours-ci par la neuvième édition du Festival européen du film fantastique de Strasbourg (du 16 au 25 septembre), un détail insolite : à droite du rôle « Le monstre », où devrait s’inscrire le nom de l’acteur Boris Karloff, figure un point d’interrogation. Il y a plusieurs façons de le lire. La faussement documentaire : oubliez le latex, c’est un vrai monstre, une créature sans nom ! L’astuce marketing : créer une aura de mystère autour de l’interprète. Il s’agit de Boris Karloff qui, bien qu’ayant déjà beaucoup tourné, ne connut la gloire qu’avec Frankenstein. Pour La Fiancée de Frankenstein, quatre ans après, plus de point d’interrogation, mais un brutal KARLOFF en lettres capitales et sans prénom – le « monstre » anonyme était devenu monstre sacré, avec tout le décorum de circonstance.

Le monstre n’a pas toujours le plus vilain visage, les plus mauvaises manières On ose une troisième lecture, avec une question commune à bien des classiques du film de monstres, et en particulier ceux de la belle rétrospective « Universal Monsters » dont le festival régalait, cette année, les amateurs de gothique à l’ancienne et à l’américaine : et si le monstre n’était pas celui que l’on croit ? Le monstre n’a pas toujours le plus vilain visage, les plus mauvaises manières. Dans Frankenstein, la question est posée : ne pourrait-il pas être Henry Frankenstein, dont la « folie » mentionnée sug...

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