STMicroelectronics abandonne ses décodeurs numériques et supprime des emplois

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STMicroelectronics abandonne ses décodeurs numériques et supprime des emplois
STMicroelectronics abandonne ses décodeurs numériques et supprime des emplois

Le fabricant franco-italien de semi-conducteurs STMicroelectronics (ST) va supprimer 1.400 emplois, dont 430 en France, après avoir choisi de quitter le marché des décodeurs numériques, qui lui ont fait perdre beaucoup d'argent.Après avoir longtemps hésité, le groupe - dont les Etats français et italien détiennent chacun 13,77% du capital - a finalement décidé de conserver sa division à problèmes Digital Product Group (DPG). Mais il n'en gardera que les capteurs d'image et les circuits intégrés spécifiques, des produits jugés porteurs.Les décodeurs numériques, en revanche, vont être abandonnés. Cette activité, chroniquement déficitaire, a encore perdu 250 millions de dollars l'an dernier, alors que ses ventes n'ont atteint que 209 millions (soit 3,4% du chiffre d'affaires du groupe)."Malgré tous les efforts que l'on a fait sur un marché qui est en fort déclin, sur un marché qui est en très forte fragmentation --il y a de multiples opérateurs, de multiples fabricants de boîtes, de multiples normes de sécurité--, avec une concurrence asiatique, qu'elle soit taïwanaise ou chinoise de plus en plus forte", STMicroelectronics a décidé d'arrêter les frais, a résumé à l'AFP le directeur général Jean-Marc Chery.Résultat: ST va se séparer de 1.400 personnes, soit à peu près la moitié des effectifs de la division DPG (dont 1.000 qui partiront cette année). En France, ce sont 430 emplois qui seront supprimés par des départs volontaires (150 dès cette année), tandis que 600 postes seront redéployés en interne.Sur un effectif global de 43.200 personnes, le groupe emploie 10.800 personnes dans l'Hexagone, dont environ 1.500 sont rattachés à DPG - surtout dans la région de Grenoble (Isère) -, selon des chiffres de la direction.Pour la CFE-CGC, première organisation syndicale en France, cette restructuration "n'est en fait qu'un grand plan de départs à la retraite programmés". Il n'y a "toujours ...

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