Steve Oram : "Dans le foot, ce qui m'intéresse, ce sont les personnages".

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Steve Oram : "Dans le foot, ce qui m'intéresse, ce sont les personnages".
Steve Oram : "Dans le foot, ce qui m'intéresse, ce sont les personnages".

Steve Oram, c'est le mec que tu as vu dans beaucoup de comédies anglaises sans jamais savoir quel était son nom. Comme un signe, l'acteur et scénariste de Touristes aime depuis trente bonnes années Birmingham City, à l'ombre d'Aston Villa. Où l'on parle du facétieux Brian Fry, de ce pauvre Paul Gascoigne et d'un possible duo de scénaristes Luis Suárez-Wayne Rooney.Tu es fan de Birmingham City, c'est ça ? Mon père m'a emmené aux matchs dès que j'ai eu six ans. J'ai eu droit à Birmingham City plutôt qu'à Aston Villa parce que c'était le choix de mon père. Pas le mien. " C'est comme ça et c'est pas autrement !" C'était au début des années 80. À l'époque, ils étaient en First Division. Ce qu'on appelle aujourd'hui la Premier League. Ils étaient pas du genre brillants, mais plutôt corrects sur le terrain. Et surtout, dans les tribunes, toute cette foule, je trouvais ça tellement incroyable ! Ces mecs qui hurlaient, qui chantaient... Ça me fascinait et en même temps, ça me rendait fou. La première fois qu'on est allés au stade, je m'en rappelle plutôt bien. À dix kilomètres du stade, on est tombés en panne d'essence et on a dû se taper le reste à pied ! Une longue procession de dix bornes... Du coup, tu fais la gueule et là, tu vois le stade... Je crois qu'il y avait un genre de groupe sur la pelouse. Sans doute parce que c'était un match de FA Cup. La sensation était démente ! C'est comme quand tu vois un film qui te marque pour la première fois. Ça a la même résonance.
En matière de sensation, le foot, c'est mieux que le sexe ? (rires) C'est assez différent, on va dire. Déjà, le sexe est beaucoup moins compliqué que le foot. Tu me diras, vingt-deux mecs qui bougent et qui se rentrent dedans pendant une heure et demie, on pourrait assimiler ça à un gang bang homo. C'est une théorie intéressante. Plus sérieusement, le fait de marquer un but doit s'en rapprocher. Toute cette adrénaline qui se libère, ça doit faire un peu la même sensation. C'est comme être un dieu, pas vrai ?
Tu peux nous expliquer la rivalité entre Birmingham City et Aston Villa ? En fait, les deux clubs sont distants de quelques kilomètres seulement. Mais disons qu'Aston Villa est plus cosmopolite, plus comme Manchester United peut l'être, alors que Birmingham City ressemble à Manchester City. Enfin, ressemblait. Il n'y a pas de rivalité riches-pauvres, ce genre de trucs. La rivalité se situe plus sur le nombre de trophées gagnés. Mais on a remporté une Carling Cup dernièrement. Ça, il faut que tu le mettes dans ton papier, c'est important. On a quand même battu Arsenal, c'est pas rien.
Ton meilleur souvenir...


Tu es fan de Birmingham City, c'est ça ? Mon père m'a emmené aux matchs dès que j'ai eu six ans. J'ai eu droit à Birmingham City plutôt qu'à Aston Villa parce que c'était le choix de mon père. Pas le mien. " C'est comme ça et c'est pas autrement !" C'était au début des années 80. À l'époque, ils étaient en First Division. Ce qu'on appelle aujourd'hui la Premier League. Ils étaient pas du genre brillants, mais plutôt corrects sur le terrain. Et surtout, dans les tribunes, toute cette foule, je trouvais ça tellement incroyable ! Ces mecs qui hurlaient, qui chantaient... Ça me fascinait et en même temps, ça me rendait fou. La première fois qu'on est allés au stade, je m'en rappelle plutôt bien. À dix kilomètres du stade, on est tombés en panne d'essence et on a dû se taper le reste à pied ! Une longue procession de dix bornes... Du coup, tu fais la gueule et là, tu vois le stade... Je crois qu'il y avait un genre de groupe sur la pelouse. Sans doute parce que c'était un match de FA Cup. La sensation était démente ! C'est comme quand tu vois un film qui te marque pour la première fois. Ça a la même résonance.
En matière de sensation, le foot, c'est mieux que le sexe ? (rires) C'est assez différent, on va dire. Déjà, le sexe est beaucoup moins compliqué que le foot. Tu me diras, vingt-deux mecs qui bougent et qui se rentrent dedans pendant une heure et demie, on pourrait assimiler ça à un gang bang homo. C'est une théorie intéressante. Plus sérieusement, le fait de marquer un but doit s'en rapprocher. Toute cette adrénaline qui se libère, ça doit faire un peu la même sensation. C'est comme être un dieu, pas vrai ?
Tu peux nous expliquer la rivalité entre Birmingham City et Aston Villa ? En fait, les deux clubs sont distants de quelques kilomètres seulement. Mais disons qu'Aston Villa est plus cosmopolite, plus comme Manchester United peut l'être, alors que Birmingham City ressemble à Manchester City. Enfin, ressemblait. Il n'y a pas de rivalité riches-pauvres, ce genre de trucs. La rivalité se situe plus sur le nombre de trophées gagnés. Mais on a remporté une Carling Cup dernièrement. Ça, il faut que tu le mettes dans ton papier, c'est important. On a quand même battu Arsenal, c'est pas rien.
Ton meilleur souvenir...


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