Stéphane Rozès : Valls, mendésiste, bonapartiste et churchillien !

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Manuel Valls a discouru pendant quarante-cinq minutes à l'Assemblée nationale.
Manuel Valls a discouru pendant quarante-cinq minutes à l'Assemblée nationale.

Le premier grand oral du Premier ministre devant les Français et les élus doit fixer les axes de sa politique, mais constitue surtout une occasion pour le chef du gouvernement d'imposer sa griffe. La copie rendue au bout de quarante-sept minutes par Manuel Valls a tranché dans le style avec le long discours de Jean-Marc Ayrault, jugé "foireux" (sic) par l'Élysée et barbant par les parlementaires. Décryptage de la communication et des éléments de langage du Premier ministre avec Stéphane Rozès, président de Cap (Conseils, analyses et perspectives) et enseignant à Sciences Po et HEC.Le Point.fr : Quelle a été la marque du discours de Manuel Valls ? Stéphane Rozès : Je l'ai trouvé combatif, concis, court et précis. C'est un discours symptomatique de sa personnalité. C'est important, car les Français doivent ressentir la cohérence entre le ministre de l'Intérieur qu'il fut et le Premier ministre qu'il est. Il y a une continuité dans le style. Il reste le même, même en étant plus généraliste sur le fond. On a senti le souci de rassembler sa majorité par le manque de précision sur la question de la réduction des dépenses. Il a aussi insisté sur la fermeté républicaine et la fierté d'être français. Sa marque en tant que Premier ministre, c'est qu'il est arrivé à communiquer sur l'action de l'exécutif quand les ministres proches de François Hollande et le président lui-même n'y arrivent pas. Il y a une inversion...

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