Stéphane Hessel invite François Hollande à "résister"

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STÉPHANE HESSEL INVITE FRANÇOIS HOLLANDE À "RÉSISTER"
STÉPHANE HESSEL INVITE FRANÇOIS HOLLANDE À "RÉSISTER"

NANTES (Reuters) - Le diplomate et ancien résistant Stéphane Hessel a invité jeudi François Hollande à "résister" à ceux qui lui demandent "d'y aller mollo" dans la perspective de l'élection présidentielle.

Les deux hommes ont discuté en public pendant plus d'une heure lors d'un forum organisé dans le cadre des Biennales internationales du spectacle de Nantes.

A la fin du débat, durant lequel le candidat socialiste a exposé une partie de son programme, Stéphane Hessel a dit avoir "senti en François Holllande une prise en considération forte".

"Je sais qu'il aura à lutter contre des désirs d'apaisement 'allons y mollo'", a-t-il ajouté. "Il faut qu'il sache résister à ces désirs d'apaisement !"

Ancien soutien des Verts, Stéphane Hessel s'était montré aux côtés de la première secrétaire du PS Martine Aubry dans la campagne de la primaire socialiste, remportée à l'automne dernier par François Hollande.

L'ancien compagnon de route du général De Gaulle, aujourd'hui nonagénaire, est l'auteur d'un opuscule à succès intitulé "Indignez-vous !", qui s'est vendu à 4,5 millions d'exemplaires à travers le monde, dont deux millions en langue française.

"Je pense que le prochain homme de gauche qui sera président aura à coeur de faire de la présidence la fonction qu'elle peut et doit être: donner au Premier ministre et au gouvernement la tâche quotidienne et être, lui, une grande référence, un arbitre, un animateur visionnaire", a-t-il dit devant une salle comble.

"Je vois très bien François Hollande (...) prenant l'identité que nous voulons, c'est-à-dire d'un homme qui à la fois sert ce qui est du domaine d'une présidence et ce qui est du domaine d'un gouvernement parlementaire", a-t-il ajouté.

Stéphane Hessel a évoqué la mémoire du général De Gaulle et de Pierre Mendès-France, deux hommes qui ont beaucoup compté dans sa vie.

Des exemples que François Hollande a abordés en homme de gauche.

"Charles De Gaulle ne fait pas partie de mes références et, jeune, je l'ai même combattu autant que je pouvais le faire. A 13 ou 14 ans j'avais déjà le regard tourné vers François Mitterrand", a raconté le député de Corrèze.

"Et en même temps j'ai regardé ce qu'avait fait Charles De Gaulle (qui fut) le premier à dire qu'il n'acceptait pas l'armistice ni l'abandon", a-t-il ajouté.

Quant à Pierre Mendès-France, "c'était la vérité qui guidait ses pas", a ajouté le candidat socialiste. "Et la volonté et la vérité, nous en avons besoin aujourd'hui".

Elizabeth Pineau

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  • M1531771 le vendredi 20 jan 2012 à 06:48

    Il me fatigue celui là...!