Stéphane Bouthiaux : " Cette saison est carrément exceptionnelle "

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Chef des équipes de France de biathlon, Stéphane Bouthiaux a profité des championnats de France de Méribel pour tirer un bilan des Bleus après la saison de Coupe du monde.

Stéphane Bouthiaux, quelle est votre réaction au départ de Siegfried Mazet, qui va entraîner les biathlètes norvégiens la saison prochaine ?
Personnellement, c’est forcément une déception. On n’efface pas neuf ans de vie commune d’un seul coup. Je pense qu’on restera très proche humainement car on a vécu tellement de choses ensemble qu’on ne pourra pas l’effacer. Sportivement, c’est un coup dur pour moi, pour la Fédération. C’est une décision qui nous fait mal, clairement. C’est son choix, je le respecte. On va savoir rebondir, je vais nous faire confiance.

Simon Fourcade a confié qu’il comprenait sa position. Est-ce que, vous aussi, vous comprenez son choix ou est-ce un peu difficile à avaler ?
A la limite, je n’ai pas à le comprendre. On ne va pas le comprendre. C’est son choix donc je le respecte. Je n’ai pas envie de faire plus de commentaires que ça sur le sujet. Ce que je me dois aujourd’hui, c’est me tourner vers l’avenir et construire quelque chose de solide pour cette équipe qui fonctionne fort. Je ne me fais pas trop de soucis, je pense qu’on saura rebondir.

L’avenir justement, est-ce que Franck Badiou fait partie des candidats à la succession de Siegfried Mazet ?
C’est tout à fait légitime que Franck Badiou fasse partie des pistes, c’est un immense technicien, c’est quelqu’un sur lequel j’espère qu’on pourra s’appuyer. Maintenant, tant que rien n’est bouclé, on n’annoncera rien du tout.

C’est quelque chose qui apparaîtrait comme cohérent au niveau du staff...
Bien sûr !

« On n’apprécie jamais à sa juste valeur »

Comment qualifieriez-vous cette saison ?
Pour l’ensemble du biathlon français, cette saison est carrément exceptionnelle. Je pense que, malheureusement, aujourd’hui, on ne pourra faire que moins bien. On reste un petit peu sur notre nuage, on a envie d’en profiter. Nous, on a toujours du mal à vraiment apprécier les performances qu’on réalise, notamment sur des championnats du monde. Oui, il y a une victoire, un podium mais, le lendemain, il faut remettre en route tout de suite. Donc on n’apprécie jamais à sa juste valeur et on a tendance à trop le banaliser. Là, on a un mois pour se poser, prendre un peu de recul et vraiment apprécier la saison qu’on a fait parce que je pense qu’on mérite de l’apprécier.

Est-ce que vous vous attendiez à voir plus de monde pour les championnats de France avec la médiatisation plus importante cette année ?
Il y a toujours du monde sur les championnats de France. Sans doute que l’effet de la diffusion en clair a fait énormément. Il y a même une aspiration des autres médias qui voient que ça fonctionne et qui, du coup, ont envie d’en faire un peu. Ça, ça nous a apporté beaucoup.

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