Steelcase ferme son avant-dernière usine en France

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STEELCASE FERME UNE USINE EN FRANCE
STEELCASE FERME UNE USINE EN FRANCE

STRASBOURG (Reuters) - Le groupe américain Steelcase, numéro un mondial du mobilier de bureau, a annoncé jeudi la fermeture de son usine de Wisches (Bas-Rhin), qui emploie 210 personnes et une cinquantaine d'intérimaires, a-t-on appris de source syndicale.

La direction a précisé à Reuters qu'elle ferait tout pour trouver un repreneur d'ici la fin de l'année, date à laquelle elle espère pouvoir transférer les productions de Wisches vers d'autres sites à coûts de production moins élevés, en Espagne et en République Tchèque ainsi que dans son usine de Sarrebourg en Moselle.

L'annonce a été faite lors d'un comité central d'entreprise au siège européen du groupe à Schiltigheim (Bas-Rhin).

"Nos résultats actuels et le besoin de maintenir notre compétitivité ne nous permettent pas d'assurer le maintien du site de Wisches", a dit à Reuters Karin Vidic, directrice des ressources humaines Europe de Steelcase.

"Ce projet peut se traduire par le transfert des activités de cette usine à une tierce partie ou sa fermeture", précise le groupe dans un communiqué, estimant à 30 à 50 millions de dollars le coût de l'opération qui devrait lui permettre d'économiser 10 millions de dollars par an une fois réalisé.

L'usine alsacienne est la seconde en Europe dont le groupe de Grand Rapids, Michigan, décide de se défaire cette année après celle de Durlangen, en Allemagne, dont la production doit être transférée dans une nouvelle usine tchèque.

Confrontée à un marché dégradé en Europe, la firme a perdu 27 millions de dollars l'an dernier sur le continent pour un chiffre d'affaires de 573 millions de dollars.

Steelcase s'est développé en Europe en se mariant en 1974 avec l'entreprise alsacienne Strafor, qu'il a fini par absorber en 1999. L'Américain a déjà fermé une usine à Marlenheim (Bas-Rhin) en 2010 après avoir quitté son implantation historique de Strasbourg en 2005.

Le groupe emploie près de 1.000 personnes en France - la moitié de ses effectifs européens - dont 300 dans la seule usine appelée à subsister, l'unité de fabrication de sièges de Sarrebourg.

Il a réalisé un chiffre d'affaires de 2,9 milliards de dollars en 2013 et emploie plus de 10.000 salariés dans le monde.

(Gilbert Reilhac, avec Jean-Baptiste Vey, édité par Yves Clarisse)

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  • lorant21 le jeudi 26 juin 2014 à 17:59

    "Je sens la reprise". F.Hollande: juillet 2013.

  • nicog le jeudi 26 juin 2014 à 17:25

    Avant gout de ce qui pourrait arriver à Al*stom dans 2 ans .... ?