Stavros Kontonis : "Le football baigne dans un climat de suspicion permanent"

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Stavros Kontonis : "Le football baigne dans un climat de suspicion permanent"
Stavros Kontonis : "Le football baigne dans un climat de suspicion permanent"

Le football en Grèce reprend ses droits mais sous surveillance. Le championnat est de nouveau autorisé, mais à huis clos. Le vice-ministre des Sports, Stavros Kontonis, explique ici comment le gouvernement d'Alexis Tsipras entend "nettoyer" les écuries d'Augias.

C'était l'une des promesses électorales de Syriza, confirmée dès sa prise de fonction par le nouveau vice-ministre des Sports, Stavros Kontonis. Le gouvernement allait enfin "nettoyer" ce football grec de sinistre réputation. Violences récurrentes dans les stades, malversations à foison dans les clubs et soupçons de corruption dans un pays où l'on aime par-dessus tout parier sur les matchs, les récriminations à l'encontre du sport roi, il est vrai, ne manquent pas. L'entretien donné par l'ancien international Olivier Kapo, en septembre dernier, l'attestait ainsi avec force. Les incidents survenus lors du classico entre le Panathaïkos et l'Olympiakos, le 22 février, ont donc fourni le prétexte tout trouvé aux nouveaux dirigeants du pays.

Trois jours après l'envahissement de terrain et les nombreuses violences qui ont émaillé la rencontre, la sentence tombait : le championnat de première division – la Super League – était suspendu pour une durée indéfinie. À charge pour les instances du football de prendre en compte les nouvelles exigences du gouvernement, en matière de sécurité comme de transparence financière. Un coup d'éclat politique qui permettait aussi, comme ont persiflé certains, de faire un peu oublier le recul d'Alexis Tsipras face à la "troïka". Le rapport de forces n'étant pas comparable, Syriza entend donc faire preuve d'une fermeté sans faille sur la question du football. Tel est le message délivré par Stavros Kontonis dans l'interview qu'il nous a accordée, alors que ce dernier vient d'autoriser la reprise, mais à huis clos, du championnat.

Chose troublante néanmoins, malgré le volontarisme affiché et les ultimatums lancés à l'encontre des clubs du pays, le ministre n'a pas voulu commenté les forts soupçons de corruption, de paris sportifs manipulés et de matchs truqués visant notamment le président de l'Olympiakos, Evángelos Marinákis. Un riche armateur que l'on dit aujourd'hui proche du nouveau pouvoir

En échange de votre feu vert pour un retour au terrain, quelles sont les mesures fortes que vous attendez des instances dirigeantes du football ? Pour commencer, l'adoption immédiate du billet électronique et l'installation des caméras de vidéosurveillance. C'est une exigence fondamentale du gouvernement. Aux présidents de clubs la tâche ensuite de contrôler l'organisation et le fonctionnement des…






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