Statu quo en Libye, trois mois après le début des frappes

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Mouammar Kadhafi a encore assuré vendredi sa volonté de rester au pouvoir, malgré des informations sur des contacts en coulisses entre le pouvoir et la rébellion. Cette dernière progresse à l'Ouest mais s'enlise à l'Est.

Quatre mois après l'éclatement de l'insurrection dans l'est du pays, trois mois après le déclenchement des frappes de l'Otan, la rébellion libyenne se retrouve confrontée à l'épreuve de la patience. Mouammar Kadhafi, certes traqué et malmené par les frappes de la coalition internationale, de plus en plus isolé diplomatiquement, n'a pas lâché le pouvoir. Vendredi, le dirigeant libyen a averti, dans un message audio, que l'Otan serait vaincue. «Nous sommes décidés à ne rien changer dans notre pays si ce n'est par notre propre volonté et loin des avions de l'Alliance», a-t-il aussi lancé. Invité à quitter le pouvoir, comme dernièrement par le Sénégalais Abdoulaye Wade, le dirigeant libyen n'entend pas céder.

Militairement, la rébellion dans l'Est n'a pas gagné un mètre de désert depuis des semaines. Interrogé par l'Agence France-Presse, un des proches du Conseil national de transition (CNT), la direction politique de la rébellion, constate, amer : «La rév

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