Stars et militants réunis au Bourget pour "François président"

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STARS ET MILITANTS RÉUNIS AU BOURGET POUR FRANÇOIS HOLLANDE
STARS ET MILITANTS RÉUNIS AU BOURGET POUR FRANÇOIS HOLLANDE

LE BOURGET, Seine-Saint-Denis (Reuters) - Une foule chauffée à blanc, des milliers de drapeaux, des stars de la politique et du show business : le premier grand discours de François Hollande, dimanche, a été précédé par un spectacle festif rythmé par les "François président" scandés par la foule.

Sur l'écran géant installé au-dessus de l'immense scène, l'humoriste défunt Coluche lance, comme une prémonition : "Attendez que la gauche passe en 2012 !"

Ovation du public - 25.000 personnes selon le PS -, qui trépigne depuis deux heures le hall du parc des expositions du Bourget aux cris de "François président", "On va gagner" et "Tous ensemble socialistes".

Dès qu'il apparaît sur l'écran, Nicolas Sarkozy est copieusement hué par la foule.

"On continue ou on change ?" demande la voix dans le clip. "On change !", hurle la foule.

Une heure avant le début de son discours, le candidat socialiste à la présidentielle apparaît brièvement en train de poser pour les photographes aux côtés de sa compagne Valérie Trierweiler et du chanteur Yannick Noah, déclenchant les vivas de la salle.

Avant l'entrée en scène du député de Corrèze, les quelque 450 journalistes accrédités se sont frayé un chemin entre les personnalités du spectacle et de la politique pour lesquelles les premiers rangs ont été réservés.

A son arrivée, "Martine, Martine" Aubry est accueillie par une copieuse ovation qui interrompt un dialogue improvisé entre quelques reporters et le président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale Jean-Marc-Ayrault.

Une autre ovation saluera le moment où elle prendra la main de l'ancien Premier ministre socialiste Lionel Jospin, assis à ses côtés au premier rang.

Les applaudissements seront chaleureux pour l'ancien candidat à la primaire Arnaud Montebourg et le maire de Paris Bertrand Delanoë, plus timides pour l'ex-Premier ministre Edith Cresson.

"UN ESPOIR, UNE ENVIE"

La candidate malheureuse du PS en 2007 et ancienne compagne de François Hollande, Ségolène Royal, l'une des premières arrivées sur place, évoque devant les micros "un mouvement populaire, un mouvement citoyen".

Le dramaturge Jean-Michel Ribes, ami du candidat, fait le "V" de la victoire devant les photographes près de la chaise du chanteur Benjamin Biolay, qui est encore vide.

Le couturier Christian Lacroix arrive en duffle coat rouge : "Cela va être une journée décisive pour François Hollande et pour nous", dit le créateur, qui apprécie "la clarté, l'honnêteté du garçon".

Pour l'écrivain Noëlle Chatelet, soeur de Lionel Jospin, François Hollande "veut apparaître d'autant plus calme que son adversaire privilégié, si je puis dire, Nicolas Sarkozy, est agité. A l'agitation il doit répondre par le calme, la sérénité et avancer pas à pas, c'est ce qu'il fait".

En fond sonone, Alain Souchon, Back Keys, Stevie Wonder, Indochine font patienter la foule tandis que sur scène, baffles et batteries attendent l'arrivée de Yannick Noah.

Vers 14h30, le chanteur, l'une des personnalités préférées des Français, arrive avec ses musiciens vêtus de blanc.

La foule reprend en coeur le refrain de sa première chanson : "Aux armes citoyens !"

"Je suis très fier d'être là. Bonne chance à M. François Hollande", dit le chanteur avant d'entonner un autre de ses succès dont les paroles sont reprises par la foule : "Donne-moi une vie, un espoir, une envie, quelque chose à perdre aussi".

Elizabeth Pineau, édité par Yves Clarisse

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  • chatnour le dimanche 22 jan 2012 à 16:12

    assez de bisounours et d'angélisme ! on ne peut pas faire plus de dégâts que l'ignoble Mitterrand n'en a fait, avec les mensonges en plus sur sa b*â*t*a*r*d*e adultérine et même sur sa santé ! la gauche a fait la preuve de son manque de rigueur et, pour tout dire, de son inaptitude à diriger le pays. Le retour de la gauche serait le pire qu'il pourrait à présent nous arriver. Plus jamais la gauche, ce doit être notre seul credo.