Staples et Office Depot renoncent à leur fusion

le
0
Staples et Office Depot renoncent à leur fusion
Staples et Office Depot renoncent à leur fusion

Un juge fédéral avait décidé plus tôt de bloquer l’opération entre les deux distributeurs de fournitures de bureau, estimant que ce rapprochement allait « substantiellement nuire à la concurrence ».

La fusion entre Staples et Office Depot, qui devait créer un géant américain des fournitures de bureau est morte et enterrée. Les deux distributeurs ont annoncé, mardi 10 mai, qu’ils renonçaient au rapprochement à la suite de la décision le même jour d’un juge fédéral de bloquer l’opération.

Cette décision confirme l’arbitrage rendu le 7 décembre 2015 par l’autorité de la concurrence américaine, la Federal Trade Commission (FTC), qui avait estimé que cette fusion de plus de 6,3 milliards de dollars (5,8 milliards d’euros) « viole les lois antitrust en réduisant de façon importante la concurrence sur le marché national des articles de bureau vendus aux entreprises ».

Le PDG de Staples, Ron Sargent, s’est dit « déçu que la justice ait validé la demande de la FTC, bien qu’elle n’ait pas défini le marché correctement et n’ait pas apporté la preuve de ses arguments ». « Il est dans le meilleur intérêt de nos actionnaires, clients et partenaires de renoncer à faire appel, de mettre fin à l’accord de fusion et de nous concentrer sur notre projet stratégique visant à apporter de la valeur aux actionnaires », a-t-il ajouté.

Eviter une situation de monopole Le juge a estimé que l’opération allait « substantiellement nuire à la concurrence dans la vente et la distribution de fournitures de bureau pour les clients professionnels ». Les deux enseignes sont en effet les deux derniers acteurs capables de fournir les entreprises sur l’ensemble du territoire américain, ce qui aurait cré...

Retrouvez cet article sur LeMonde.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant