Standard & Poor's abaisse d'un cran la note de la France

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Standard & Poor's abaisse d'un cran la note de la France
Standard & Poor's abaisse d'un cran la note de la France

Nouveau coup dur pour l'économie française : pour la deuxième fois en moins de deux ans, l'agence d'évaluation financière Standard & Poor's (S&P) a abaissé vendredi d'un cran la note de la France, à «AA». L'agence estime que le pays a perdu de sa marge de manoeuvre financière et n'est pas en mesure de se réformer davantage en raison du maintien d'un chômage élevé. Le ministre de l'Economie et des Finances, Pierre Moscovici, a immédiatement réagi dans un communiqué, regrettant cet abaissement de la note et «déplorant les jugements critiques et inexacts portés par l'agence de notation Standard and Poor's». Quant au Premier ministre, il estime que S&P «ne prend pas en compte toutes les réformes» et que la note de la France reste «l'une des meilleures du monde».

Conséquence immédiate de l'abaissement de la note de la France sur les marchés financiers : le taux d'emprunt à 10 ans de la France a nettement progressé à l'ouverture du marché obligataire en zone euro. Peu après 8 heures, le taux s'inscrivait à 2,389% contre 2,158% la veille à la clôture du marché secondaire, où s'échange la dette déjà émise.

La nouvelle note attribuée à la France est la troisième meilleure possible dans la classification de S&P. Sa perspective est «stable», ce qui implique que l'agence n'envisage pas de la modifier de nouveau à court ou moyen terme. S&P avait été la première grande agence internationale à priver la France de la meilleure note possible (le «AAA») en janvier 2012. Elle avait été suivie par la suite par ses concurrentes Moody's et Fitch Ratings. Mais elle est une nouvelle fois la première à abaisser de nouveau sa note.

Une marge de manoeuvre budgétaire qui s'est réduite

S&P explique sa décision par une analyse selon laquelle «la marge de manoeuvre budgétaire de la France s'est réduite, alors (qu'elle) la considér(ait) auparavant comme élevée au regard des pays ...

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  • gaia2011 le vendredi 8 nov 2013 à 13:06

    Quand arrêtera t'on d'écouter les élucubrations et théories de tout ces gourous de la haute finance ? Théories qui n'obtiennent de résultat nul part, au contraire : plus elles sont appliquées et plus les pays riches s’appauvrissent...

  • gaia2011 le vendredi 8 nov 2013 à 13:04

    Petite question : si au lieu d'injecter tous les mois 85 milliards de dollars dans l'économie virtuelle la FED utilisait cet argent pour créer des emplois et des marchés publiques le PIB des US gagnerait combien de points ? Elle pourrait par exemple créer 28 millions d'emplois à 3000$...

  • gaia2011 le vendredi 8 nov 2013 à 13:00

    Les économistes à la mode prennent le problème à l'envers, zerathef, c'est totalement impossible de stabiliser la dette publique sans entrainer une baisse du pouvoir d'achat donc de l'économie. Inversement une augmentation du pouvoir d'achat entrainerait automatiquement une reprise de l'économie réelle qui permettrait avec une bonne gestion d'équilibrer voir de réduire les dettes des états...

  • gaia2011 le vendredi 8 nov 2013 à 12:55

    Et pourtant la France n'est pas obligée d'injecter 85 milliards de dollars par mois pour que son économie tienne debout... mais quand c'est pour doper la bourse j'imagine que ça ne compte pas pour Standard & poor's. L'agence "standard et pauvre" porte bien son nom...

  • zerathef le vendredi 8 nov 2013 à 12:48

    Ceci est le second abaissement d'une suite très longue d'abaissements successifs jusqu'à ce que l'ETAT stabilise la dette publique sans casser l'économie par des prélèvements qui sont de plus en plus importants compte tenu de l'affaiblissement de l'économie et la baisse continue de ses performances ...

  • mauralph le vendredi 8 nov 2013 à 12:37

    Note mérité car ce gouvernement dépense sans compter, 4.5 milliards d'euros pour Marseille sans financement

  • jsrlak1 le vendredi 8 nov 2013 à 12:32

    On comprend mieux la BCE et son abaissement du taux à 0,25%.

  • viniciou le vendredi 8 nov 2013 à 12:30

    ca annonce d el austérité a venir......un cran en moins= plus cher pour se financer

  • ppetitj le vendredi 8 nov 2013 à 10:38

    Il y en a sur le forum qui on la mémoire courte sur les dettes laissées par Mitterrand et la retraite à 60 ans et les 35 heures de Aubry...Des subjectifs sans doutes...

  • frk987 le vendredi 8 nov 2013 à 10:28

    Et toujours la bande de c.. pour prétendre que c'est le thermomètre qui ne marche pas, bien que le malade soit quasi mort. Faut quand même pas être grand devin, au vu, des fermetures d'entreprises et de l'aide sociale hallucinante que l'on est en faillite virtuelle. Ce n'est qu'une question de mois ou pour les plus optimistes d'années pour transformer la faillite virtuelle en faillite réelle.