Stambouli, lendemain qui chante

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C'est l'histoire d'un garçon qui n'aurait jamais dû être là. Celle de Benjamin Stambouli, 25 ans, remplaçant à Tottenham et recruté par le PSG l'été dernier. Avant même son premier match, l'ancien Montpelliérain a servi de paillasson à la plèbe 2.0. Son défaut ? Être né à Marseille et avoir été recruté à une période où le PSG ne s'était pas encore lancé dans le projet Di María et où Thiago Motta clamait son envie d'ailleurs. Le joueur a encaissé, connu des débuts difficiles avant de sortir la tête de l'eau pour enchaîner les bonnes sorties. Derrière le numéro 4 du PSG, une famille a fait le dos rond et regardé le petit dernier faire ses classes dans une équipe de millionnaires tout en s'éloignant le plus possible de la toile. Aujourd'hui, les sifflets se sont tus. Une première victoire.

Le monde se divise en deux catégories. Ceux qui crachent leur haine sur Internet. Et ceux qui la reçoivent. Au cœur de l'été, Romain était dans la deuxième catégorie. Il regardait les commentaires sur les articles annonçant l'arrivée de Benjamin Stambouli au PSG. Un commentaire haineux. Puis un autre. Et encore un autre. Une dizaine. Puis une centaine. Il a fini par arrêter de compter jusqu'à un photomontage de Stambouli torse nu avec un faux tatouage de l'OM sur le torse. Ça a duré plusieurs jours. Des semaines. Il fallait encaisser. Romain l'a fait. Pour sa famille et surtout pour son petit frère Benjamin. Benjamin Stambouli.

L'histoire de la photo retouchée avec le faux tatouage de l'OM, c'était très dur à gérer, surtout pour notre mèreRomain Stambouli" Quand il a signé, ça a été très compliqué pour nous, alors que c'est un moment important dans une carrière, rembobine Romain. On a senti un sentiment d'injustice, car Benji est de Montpellier, il a ça dans le sang, la Paillade c'est son club formateur. Comme moi, il est né à Marseille, car mon père y jouait à ce moment-là, c'est tout. On ne choisit pas où l'on naît. Alors quand il est arrivé au PSG et que l'on a vu la folie que cela pouvait prendre sur Internet, on a été touchés. L'histoire de la photo retouchée avec le faux tatouage de l'OM, c'était très dur à gérer, surtout pour notre mère. Mon père, qui est dans le milieu du football, a plus de recul. Honnêtement, on ne s'attendait pas à une telle ampleur. On appuie là où ça fait mal et il faut faire face. " Dans cette folie, la famille Stambouli a un avantage : elle connaît le monde du football.

Pas touche à mon fils


Papa, Henri, a été gardien à Monaco avant de gérer le centre de formation de l'OM et de Montpellier. Laurent Banide, l'oncle, a été une figure en Principauté, de l'encadrement des jeunes à l'équipe première. Le grand-père, Gérard Banide, a été l'adjoint de Henri Michel sur le banc du PSG en 1990 après avoir officié au même poste en équipe de France. Et dans les années 80, papy avait même été sacré champion de France 1982 sur le banc de l'AS Monaco. Mais pour la mère, c'est autre chose. On touche à son bébé. " Notre mère est solide, se…




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