Stagnation pour l'économie française au premier trimestre

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STAGNATION DU PIB EN FRANCE AU 1ER TRIMESTRE
STAGNATION DU PIB EN FRANCE AU 1ER TRIMESTRE

par Yann Le Guernigou

PARIS (Reuters) - L'économie française a stagné au premier trimestre, victime d'une faiblesse de la consommation et des investissements qui fait peser des doutes sur la solidité du retournement entrevu par François Hollande.

Le zéro pour cent de croissance annoncé jeudi par l'Insee pour le produit intérieur brut (PIB) de la période janvier-mars fragilise en outre le scénario macroéconomique du gouvernement pour 2014 et, partant, le respect des objectifs de réduction des déficits publics sur lequel ils ont été bâtis.

"Il faudra 0,5% de croissance chaque trimestre jusqu?à la fin de l?année pour arriver au 1% prévu par le gouvernement. Ce sera compliqué", déclare Philippe Waechter, responsable des études économiques de Natixis Asset Management.

Le retournement espéré par le chef de l'Etat dans une interview début mai "a du mal à se dessiner", ajoute-t-il.

La révision en baisse du produit intérieur brut du quatrième trimestre, à 0,2% contre 0,3% précédemment annoncé, est un autre signe de la faiblesse de la dynamique actuelle de l'économie française.

Seule la reconstitution des stocks des entreprises lui a permis d'échapper à une contraction en début d'année, alors que l'Allemagne a affiché dans le même temps une croissance de 0,8% grâce à la bonne tenue de sa demande intérieure.

Par comparaison, celle-ci a contribué négativement pour 0,4 point au PIB français du premier trimestre du fait des reculs de 0,5% des dépenses de consommation des ménages et de 0,9% de l'investissement, celui des entreprises se contractant de 0,5%.

Les économistes y voient le contrecoup des achats effectués fin 2013 en anticipation de la hausse de la TVA et du durcissement du bonus-malus automobile. Les températures supérieures aux normales saisonnières ont en outre pénalisé les dépenses en énergie.

"Cela montre que la situation est très molle et qu?on n?est pas dans une configuration de retournement brutal de l?activité", estime Philippe Waechter.

L'ÉCONOMIE FRANÇAISE "HÉSITE"

Pour lui, les acteurs économiques se contentent de saisir les occasions, comme l'anticipation de la hausse de la TVA, "mais ne vont pas au-delà".

Philippe Brossard, responsable des études économiques d'AG2R-La Mondiale, s'inquiète surtout que l'économie française ne profite pas du dynamisme retrouvé de ses voisins comme l'Allemagne mais aussi la Grande-Bretagne, dont le rythme annuel de croissance dépasse 3%.

La contribution négative, à hauteur de 0,2 point, du commerce extérieur au PIB du premier trimestre, du fait d'un ralentissement des exportations, constitue à ses yeux "la plus mauvaise nouvelle" du tableau présenté par l'Insee.

Pour le ministre des Finances, Michel Sapin, la stagnation de l'activité début 2014 était attendue et justifie le choix du pacte de responsabilité fait par François Hollande, qui repose sur des allègements de charges des entreprises pour les inciter à investir.

L'économie française "hésite", a-t-il dit sur Europe 1. "La croissance a repris légèrement l?année dernière en fin d?année, elle va être cette année supérieure à zéro évidemment, mais elle sera insuffisante. Il faut accélérer".

Interrogé sur l'objectif d'une croissance 2014 de 1% retenu par le gouvernement, Michel Sapin a déclaré qu'il était "parfaitement raisonnable", en renvoyant aux prévisions similaires des organisations internationales, mais que cela nécessitait la réussite du pacte de stabilité.

L'enjeu en est la création d'emplois mais aussi la baisse des déficits publics au moment où la France a confirmé sa volonté de les ramener à 3% du PIB en 2015 comme elle s'y est engagée auprès de ses partenaires européens.

Une nouvelle méthode de calcul du PIB introduite par l'Insee, qui permet une réévaluation du niveau de la richesse nationale d'un peu plus de 3%, lui permet de faire un petit pas dans cette direction, le déficit ayant été ramené à 4,2% fin 2013, contre 4,3% annoncé précédemment.

La trajectoire des finances publiques, qui prévoit un déficit à 3,8% en 2014 puis 3% en 2015, "a été bâtie sur un scénario de croissance de 1% cette année", rappelle Philippe Waechter. "Si on n?y arrive pas, on ne tiendra pas nos objectifs pour 2014 ni pour 2015, car c?est cumulatif".

(avec Ingrid Melander, édité par Yves Clarisse)

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  • M7403983 le jeudi 15 mai 2014 à 13:36

    M546 : je crois surtout que la gauche prend à la classe moyenne et moyenne + !!! Ce n'est pas avec cela que la confiance peut venir !!!!!

  • M2711013 le jeudi 15 mai 2014 à 13:36

    INFORMATION IMPORTANTE : dans la foulée de la fiscalisation des cotisations de mutuelles obligatoires, le gouvernement prépare pour l'an prochain la fiscalisation des cotisations de Prévoyance obligatoire ( décès et incap-inval ) puis dans un second temps des cotisations de ... Sécurité Sociale ! vos impôts d'ici 2017 vont doubler ! ( pour pouvoir augmenter le RSA ? ) la preuve ? Ces cotisations sont régies par le même art. 83 du CGI... compris ??

  • M5462830 le jeudi 15 mai 2014 à 13:13

    On l'a encore dans le f.i.o.n. , on va encore le payer cher , vive la gauche liberale qui prend aux pauvres pour donner aux riches.... depuis le temps vous pensiez à autre chose??

  • tigercox le jeudi 15 mai 2014 à 12:55

    Et oui, c'est le retournement annoncé de Hollande!!! Une nouvelle branlée électorale est plus que nécessaire pour virer cet incapable!!!

  • lsasport le jeudi 15 mai 2014 à 12:52

    "Les températures supérieures aux normales saisonnières ont en outre pénalisé les dépenses en énergie." ces journaleux ecrivent ce qui les arrange.. ya pas longtemps c'était le froid aux USA qui expliquait le coup de mou sur le PIB US, là c'est la douceur du climat qui explique le coup de mou sur le PIB français.. guign0ls

  • M3890093 le jeudi 15 mai 2014 à 12:48

    Nous ne tiendrons pas nos objectifs comme d'habitude. C'est un cercle infernal ou on taxe les productifs pour donner à ceux qui ne font rien. On pénalise les courageux pour encourager la paresse. On arrivera vite à une nation sous développée. Les meilleurs s'en vont, c'est un désastre.

  • M2711013 le jeudi 15 mai 2014 à 12:35

    INFORMATION IMPORTANTE : dans la foulée de la fiscalisation des cotisations de mutuelles obligatoires, le gouvernement prépare pour l'an prochain la fiscalisation des cotisations de Prévoyance obligatoire ( décès et incap-inval ) puis dans un second temps des cotisations de ... Sécurité Sociale ! vos impôts d'ici 2017 vont tripler, ( pour pouvoir augmenter le RSA ? ) la preuve ? Ces cotisations sont régies par le même art. 83 du CGI... compris ??

  • M9214798 le jeudi 15 mai 2014 à 12:01

    Le seul chiffre représentatif de la croissance du PIB est la croissance déflatée de l'inflation par habitant. Et là on verrait qu'on est en récession.

  • JODHY le jeudi 15 mai 2014 à 11:57

    un gros mou pour une croissance molle

  • jmbuzy le jeudi 15 mai 2014 à 11:50

    on a affaire à des gros nul.lards qui se foutent de nous, et ça fait des années que ces gros c.o.n.s de politiques nous racontent des craques !!! un jour tout ça va péter ...

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