Stade Français / J.Plisson : " On a notre propre histoire à écrire "

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Stade Français / J.Plisson : " On a notre propre histoire à écrire "
Stade Français / J.Plisson : " On a notre propre histoire à écrire "

Le Stade Français accueille la Section Paloise en clôture de la première journée de Top 14. Les champions en titre s'attendent à un match compliqué mais le demi d'ouverture international n'envisage aucune surprise dimanche : ni une victoire de Pau... ni même une convocation dans la liste de Saint-André pour la Coupe du monde.

Jules Plisson, quelles sont vos forces à l’aube de remettre votre titre en jeu ?
Le plus compliqué, c’est de se dire qu’on a été champion de France, se rappeler les souvenirs de l’an dernier et se convaincre ensuite que chaque saison est différente. C’est une saison de Coupe du monde donc il nous manque beaucoup de joueurs. Là on est un groupe de 30 sur les quatre premières rencontres. Ce qu’on se dit, c’est qu’on a notre propre histoire à écrire sur ces quatre premiers matchs, avec ce groupe de mecs avec qui on joue depuis très longtemps, d’autres qui viennent du centre de formation et qui rejoignent le groupe avec le même état d’esprit et d’autres qui sont arrivés pour solidifier le groupe. On va se baser sur le même état d’esprit que l’an dernier. Notre force c’est ça, c’est de se faire plaisir sur le terrain, de proposer un jeu agréable aux supporters et, pour nous, de se faire des passes, se déplacer, de jouer comme des mecs qui s’apprécient, sans avoir un jeu restreint.

Que vont changer les absences des internationaux en ce début de Top 14 ?
Il n’y aura pas de grosses écuries comme on peut avoir lorsque les gros joueurs sont là. Je pense que les équipes un peu plus faibles vont tout jouer sur ces quatre premiers matchs. On sait très bien que, si elles ratent leur début de saison, ce sera compliqué pour elles d’assurer le maintien. Nous, on reste focalisé sur notre objectif, on veut gagner tous les matches et on va voir les ressources de l’effectif face à une bonne équipe de Pau.

Ne serait-ce pas le meilleur moment pour Pau de jouer le Stade Français ?
Oui peut-être. On a repris plus tard, eux plus tôt. Il nous manque douze joueurs, eux seulement deux, les deux recrues (ndlr : les Blacks Conrad Smith et Colin Slade). Leur groupe est le même que la saison dernière et on a étudié leurs matchs. On a vu l’intensité qu’ils mettaient, leur volume de jeu, une conquête qui était hyper propre donc on s’attend à un match super compliqué. On sait qu’ils viennent, en tant que champions de Pro D2, pour battre le champion du Top 14 avec des mecs absents, donc c’est sûr qu’ils sont dans de bonnes conditions. A nous de tout mettre en place pour éviter une défaite dès le premier match. »

Plisson ne veut « pas polémiquer »

N'est-ce pas mieux d’être dans la peau du chassé ?
Non surtout pas. Ça nous donne une pression supplémentaire. Toutes les équipes, à domicile comme à l’extérieur, vont vouloir nous battre. Après, chaque année est différente. Il y a deux ans, on pleurait dans les vestiaires parce qu’on n’était pas dans les six premiers et l’an dernier on est champion. Il y a trois ans, on finit onzième. Donc ça change tellement vite en Top 14... Notre objectif, c’est de rester en haut du classement et le plus longtemps possible. Je pense qu’on ne peut pas mieux tomber face à Pau. On a tellement de paramètres qui nous mettent en difficulté qu’un match comme ça, ça va être compliqué, mais ça va surtout nous permettre de nous jauger.

Vous avez une équipe relativement jeune en raison des absences et des retraites (Pierre Rabadan, Jérôme Fillol, Pascal Pape, Sergio Parisse…). Est-ce un handicap ?
C’est un handicap parce que ce sont ces mecs qui avaient le dernier mot dans le vestiaire, qui s’exprimaient devant tout le monde, qui mettaient les choses au clair ou motivaient les gars. Il nous reste tout de même Julien Dupuy ou d’autres, qui ont beaucoup d’expérience donc ce sont eux qui parlent dans le vestiaire maintenant. Et ça va être au groupe de jeunes de prendre les commandes et de faire son trou. C’est à nous de nous imposer et de faire passer des messages qui seront écoutés aussi.

Comment va Hugo Bonneval (ndlr : de retour après une rupture des ligaments croisés) ?
Il va bien. Il est papa. Il est très content. J’espère pour lui qu’il sera dans le groupe ce week-end. Ça fait plaisir de le voir derrière. Je suis hyper content qu’il soit revenu dans le groupe, qu’il n’ait plus de douleurs et qu’il s’éclate sur le terrain. J’espère pour lui qu’il retrouvera son niveau. A l’entraînement on voit qu’il n’a rien perdu de sa vitesse.

Attendez-vous une bonne nouvelle de la liste de PSA ?
Non. Samedi soir je regarderai le match mais je serai avec le groupe (dur Stade Français) à l’hôtel et je préparerai Pau. Je suis ici, j’ai des contacts mais c’est plus pour savoir comment j’avance. S’ils (ndlr : le sélectionneur et ses adjoints) avaient vraiment envie que j’y sois, ils auraient tout fait pour. Après je me mets à leur place, c’est compliqué pour eux de sortir un mec qui a fait toute la prépa. Je ne vais pas arriver comme une petite fleur. S’il y a une bonne surprise tant mieux, je suis prêt physiquement. Mais j’ai hâte de commencer la saison avec le Stade Français et je ne vais pas polémiquer, il n’y a rien à dire, c’est comme ça.

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