Stade Français : Genia, des débuts qui font saliver

le , mis à jour à 13:20
0
Stade Français : Genia, des débuts qui font saliver
Stade Français : Genia, des débuts qui font saliver

Le demi de mêlée australien Will Genia (27 ans, 66 sélections) effectuera ses grands débuts avec le Stade Français samedi face à l'Union Bordeaux-Bègles. Intégré en douceur au sein de l'effectif, il impressionne déjà ses nouveaux coéquipiers.

Dans son duel avec son voisin honni du Stade Français, le Racing 92 a remporté une première victoire cette semaine. Celle de l’image. L’arrivée de Dan Carter pour ses premiers entraînements avec les Ciel et Blanc a éclipsé une grande partie de l’actualité du rugby français. Et fait passer au second plan, les débuts annoncés de Will Genia (27 ans), autre star à avoir rejoint le Top 14 après la Coupe du monde, avec le Stade Français. Le demi de mêlée australien aux 66 sélections sera dans le groupe pour affronter l’Union Bordeaux-Bègles, samedi (18h30) à Jean-Bouin lors de la 10eme journée de Top 14.

En l’absence de Julien Dupuy, toujours blessé, l’ancien joueur des Queensland Reds a de grandes chances de disputer son premier match avec le club parisien. Soit en tant que titulaire ou en entrant en jeu. En attendant, celui qui a atteint la finale de la dernière Coupe du monde avec les Wallabies a déjà impressionné ses nouveaux coéquipiers. « Ce qui m’a étonné, c’est sa qualité de passes, se réjouit Jonathan Danty, centre parisien. Sa balle fuse et ce sont des ballons qui arrivent très vite sur le joueur visé. C’est un petit gabarit. Il apparait un plus costaud à la télé. Il fait un peu gamin de 18 ans ! Je pense que ça va être un leader d’attaque pour l’équipe. Sa vitesse nous servira notamment lors des matchs face à Toulon ou Clermont où il faut aller vite. Il va beaucoup apporter à l’équipe. »

Quesada : « Je l’ai laissé libre de s’exprimer »

Et notamment à Danty impatient à l’idée de réceptionner les offrandes de son nouvel équipier. « On laisse la balle venir et on a juste à tendre les bras », salive-t-il. S’il s’est visiblement rapidement fondu dans le collectif, il le doit notamment à la gestion de Gonzalo Quesada. « J’ai la lucidité et l’humilité de ne pas lui expliquer comment jouer pour être bon avec nous, explique le manager du Stade Français. Je lui ai montré les systèmes de jeu pour qu’il s’y retrouve et qu’il puisse jouer son meilleur rugby et que le reste de l’équipe puisse jouer avec lui. On lui a demandé la même chose qu’aux autres demis de mêlée. Une énorme partie lui appartient et j’espère qu’il pourra l’exprimer librement avec nous. Je l’ai laissé libre de s’exprimer en respectant nos systèmes. » Une recette qui sera mise à l’épreuve dès samedi.

(Avec Jean-François Paturaud)

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant