Stade Français : Défaite interdite ?

le
0
Stade Français : Défaite interdite ?
Stade Français : Défaite interdite ?

En difficulté en ce début de saison avec seulement deux victoires en sept matchs, le Stade Français, douzième à égalité de points avec le premier relégable, joue déjà une grosse partie de son avenir dimanche. Problème, c'est le leader clermontois qui se présente à Jean-Bouin.

Le stade Jean-Bouin n’est pas soudainement devenu le port de l’angoisse mais ça y ressemble un peu quand même. Douzième d’un Top 14 qu’il a remporté la saison dernière, le Stade Français est clairement passé à côté de son début d’exercice 2015-2016. La faute à tout un tas de circonstances (Coupe du monde, blessures, plus de matchs à l’extérieur qu’à domicile…) mais c’est surtout la défaite à domicile face à Toulon lors de la troisième journée début septembre (13-20) qui pèse lourd dans la balance. Battus lors de leurs quatre déplacements et, donc, une fois à domicile, les Parisiens présentent un maigre bilan de seulement deux succès en sept matchs.

Comment se relancer et repartir de l’avant ? La question a occupé les esprits des troupes du président Savare toute la semaine. D’autant plus que c’est l’ogre clermontois (19 points d’avance sur le Stade Français !) qui s’annonce. Mais malgré l’ampleur de la tâche, les Parisiens n’ont guère le choix : ils doivent s’imposer pour sortir (un peu) la tête de l’eau. « On a perdu cinq matchs sur sept mais on a un caractère, une ambition et une certaine fierté, explique calmement Gonzalo Quesada, l’entraîneur champion de France, avant ce choc des extrêmes. Si on réussit l’exploit de battre Clermont dans notre situation actuelle, je crois qu’on sera toujours dans une saison qui peut devenir intéressante. A nous d’essayer de rester désormais invaincus à domicile et petit à petit retrouver notre jeu, notre confiance, notre effectif pour garder cette invincibilité tout en allant chercher quelques victoires à l’extérieur. »

Clermont, l’adversaire idéal pour réagir ?

Impossible cependant de ne pas envisager le scénario d’une nouvelle défaite contre une ASM qui impressionne depuis le début de saison. Si Quesada préfère d’abord se placer sur le registre de l’humour - « En cas de défaite ? On démissionne, on est viré, on change tout, l’effectif, le staff (éclat de rire). » - le troisième ligne parisien Sylvain Nicolas se montre plus radical : « Si y’a pas quatre points dimanche, ça sera la merde. Ça sera dramatique. On ne va pas se cacher que si on perd encore ce week-end on aura perdu six matchs sur huit. Tout le monde sait très bien que si on perd celui-là, ça va commencer à sentir mauvais. » Le demi d’ouverture Jules Plisson acquiesce : « La saison est longue mais il ne faut pas qu’on perde trop de temps. C’est sûr qu’une défaite pourrait nous mettre dans d’autres dispositions. Mais ce n’est en aucun cas ce que le club veut et ce que les joueurs veulent. On ne veut qu’une chose, c’est remporter ce match-là sans vraiment se poser la question de ce qu’il se passera après. »

Retrouvant sa lucidité pour se projeter en cas de mauvais résultat dominical, l’entraîneur argentin du Stade se veut tout sauf alarmiste et préfère verser dans l’optimisme. Pour lui, pas de doute, ce match de Clermont peut être le point de départ d’un nouveau chapitre : « Si on perd, on verra. On essaie de ne pas trop envisager ça. C’est un match parfait pour se libérer. Contre un promu, ça aurait sans doute été plus difficile. Envisager l’avenir pourrait créer un petit stress supplémentaire dont on n’a pas besoin. Donc on va essayer de rester focalisés sur le présent et sur cette équipe de Clermont. C’est une belle opportunité, franchement. » Reste aux Parisiens à trouver les ingrédients pour la saisir.

(avec CR)

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant