Stabilité sur le front des prix des carburants

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Au cours de la semaine écoulée, le prix du baril de Brent a encore baissé. Dans le même temps, la parité euro-dollar est restée stable. Les derniers relevés de l'Union française des industries pétrolières (Ufip) montrent que les prix à la pompe demeurent sur les mêmes bases.

Pas de grands changements ces jours-ci à la pompe. Selon les derniers relevés de l'Union française des industries pétrolières (Ufip), le litre de sans plomb 95 (SP 95) s'est échangé en moyenne à 1,3016 euro la semaine dernière, contre 1,3104 la semaine précédente, soit un léger recul de 0,88 centime par litre. De son côté, le gazole s'est élevé à 1,1055 euro le litre, contre 1,1149, soit un repli de 0,94 centime. En marge de ces données à la pompe, l'Ufip note que le prix moyen du baril de Brent a poursuivi son recul, passant de 47,94 à 47,25 dollars. Le Brent semble ainsi solidement installé sous la barre des 50 dollars. De son côté, la parité euro-dollar, qui fait l'objet d'une cotation quotidienne, cultive la stabilité, passée la semaine dernière de 1,127 à 1,123.

Dans son analyse hebdomadaire, l'Ufip met en exergue plusieurs éléments intéressants, à commencer par une offre de pétrole qui reste surabondante. Dans cette perspective, elle souligne que dans son rapport mensuel, l'Opep a indiqué que la demande allait augmenter un peu moins vite que prévu en 2016, impactée par un ralentissement économique en Chine et au Brésil. Certes, la production américaine d'hydrocarbures commence peu à peu à se tasser, mais l'offre va continuer à progresser. À l'arrivée, l'équilibre entre offre et demande de pétrole pourrait ne pas connaître de modification sensible entre 2015 et 2016.

Production en baisse pour les gaz et huile de schiste

Au sujet de ce coup de frein qui touche la production américaine, les gaz et huile de schiste sont concernés au premier chef, avec un nombre d'appareils de forage au plus bas depuis l'été 2014. Chez Commerzbank, les analystes pointent des exemples particulièrement significatifs, avec par exemple le nombre de puits au Texas qui a chuté dans des proportions considérables, avec actuellement 365 puits en activité contre 900 il y a un an. On mesure dans ces conditions que la chute du prix du baril touche désormais tous les types de gisements et pas seulement ceux où les hydrocarbures sont les plus compliqués à extraire.

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