Squats, abris de fortune... l'habitat précaire gagne du terrain

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Entre 2010 et 2014, la part des personnes vivants dans des squats et autres abris de fortune est passée de 2,9% à 3,6%. Chez les plus précaires, le logement reste un poste de dépenses à la fois coûteux et incompressible.

On peut difficilement parler de précarité sans évoquer le sujet du logement, qui est l’un des piliers indispensables à améliorer - au même titre que l’emploi - pour sortir de l’ornière. Et en 2014, l’habitat précaire a encore gagné du terrain en France... et il s’est diversifié! Abris de fortune faits de carton et divers matériaux, squats, ou à même la rue, la part de personnes vivant dans ces conditions est passée de 2,9% en 2010 à 3,6% en 2014, selon une étude réalisée par le Secours Catholique que nous dévoilons aujourd’hui.

Ce sont ces types de logements hautement précaires qui ont le plus augmenté, quand la part des personnes vivants dans des centres d’hébergements (3,3%) est restée identique, et quasiment identique concernant les hôtels ou pensions (elle est passée de 1,2% en 2010 à 1,1% en 2014). En France, l’ensemble des logements précaires se chiffre en 2014 à 16,3% de logements, contre 83,7% de logements stables. En tout, 44,3% des ménages rencontrés par le Secours Catholique en 2014 étaient locataires dans le parc social.

Le logement, un budget incompressible

Les places d’hébergement sont de plus en plus saturées, année après année. L’accès à un logement adapté à ses besoins est restreint par le faible taux de rotation dans les logements, et le manque de logements sociaux, note également le Secours Catholique. En 2014, quasiment 60% des ménages accueillis au Secours Catholique déclarent avoir des impayés dont le montant médian est de 800 euros, soit 90% des revenus mensuels de ces ménages. Des impayés qui sont dus en grande majorité aux dépenses liées au logement et à l’énergie. Si le budget logement est incompressible, leurs économies se font donc sur les autres postes budgétaires.

Pour améliorer ces problèmes de budget logement, certaines initiatives existent pourtant. «Ce passage de l’hébergement au logement est essentiel, expliquait au Figaro Immobilier Philippe Bry, président du Groupe logement français. C’est un gros enjeu pour les associations comme pour les bailleurs et il est essentiel de trouver des passerelles pérennes.» Il y a quelques mois, Emmaüs solidarité lançait avec le soutien du Groupe logement français, un jeu baptisé Kijoulou. Son objectif: accompagner les plus fragiles pour les aider à devenir des locataires avertis qui sauront gérer leur budget.

Chez Emmaüs, l’utilisation du jeu s’inscrit dans le cadre d’une formation de trois mois des candidats à la location débouchant sur un diplôme maison. Une formule qui rassure aussi bien les futurs occupants (dont les deux tiers n’ont jamais été locataires en France) que les bailleurs.

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  • ttini le jeudi 5 nov 2015 à 11:25

    tu m'étonnes Elton

  • sidelcr le mercredi 4 nov 2015 à 21:35

    Tout bénef avec la taxe abri de jardin , les recettes vont exploser du côté de Calais :-)