Squarcini, ex-patron de la DCRI, condamné à 8.000 euros d'amende

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PARIS (Reuters) - Bernard Squarcini, l'ancien "patron" de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) jugé dans l'affaire des "fadettes" du journal Le Monde en 2010, a été condamné mardi à une peine de 8.000 euros d'amende.

Il devra en outre verser un peu plus de 7.000 euros de dommages et intérêts aux parties civiles, dont Le Monde et le Syndicat national des journalistes.

Son avocat, Me Patrick de Maisonneuve, a indiqué que l'ancien haut responsable policier allait réfléchir à l'opportunité de faire appel ou non.

"Ce n'est pas la personnalité de M. Squarcini qui est en cause, il est condamné à une amende. Mais nous sommes en désaccord sur le principe de la condamnation", a-t-il dit aux journalistes.

Bernard Squarcini répondait du délit de "collecte de données à caractère personnel par un moyen frauduleux, déloyal ou illicite", passible d'une peine maximale de cinq ans de prison et 300.000 euros d'amende.

Le procureur, Jean Quintard, avait estimé à l'audience que Bernard Squarcini s'était rendu coupable d'un acte illégal en invoquant à tort la sûreté de l'Etat alors qu'il s'agissait seulement d'empêcher des fuites judiciaires dans la presse.

Mais il n'avait requis qu'une peine de 5.000 euros d'amende afin de "tenir compte des services rendus par M. Squarcini à la République".

Bernard Squarcini avait reconnu à l'audience avoir requis les fadettes d'un journaliste du Monde sur un volet de l'affaire Bettencourt sensible pour l'ex-ministre UMP du Travail Eric Woerth.

Mais il "s'agissait de débusquer une fuite, un traître dans un cabinet ministériel", s'était-il justifié devant le tribunal correctionnel de Paris, invoquant une exception à la loi dans le cas d'une atteinte à la sûreté de l'Etat.

Les parties civiles ont estimé que Bernard Squarcini, réputé proche de Nicolas Sarkozy, avait voulu protéger l'exécutif qui craignait que ces fuites ne déstabilisent Eric Woerth.

"Ces informations gênent le pouvoir politique, on se rend compte qu'il y a un système de collusion", notamment entre Eric Woerth et Patrice de Maistre, ancien gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt, avait déclaré Gérard Davet, le journaliste du Monde visé par la recherche des fadettes.

(Gérard Bon, édité par Yves Clarisse)

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  • M4958114 le mardi 8 avr 2014 à 16:35

    Sarkozy aurait pas osé faire voter cela il a fait pire il a ruiner le pays !!

  • lm123457 le mardi 8 avr 2014 à 14:51

    C'est pas grave avec l'article 20 de la LPM, les socialos ont légalisé ces écoutes. Pour des autorités administratives, (incluant le fisc), et _sans contrôle d'un juge_. Sarkozy aurait pas osé faire voter cela ... la Gaûche le fait !!!!

  • M5441845 le mardi 8 avr 2014 à 14:46

    Il faut vite solder les affaires Sarkozy qui n'intéressent plus personne. Le pouvoir a compris que le futur président avait déjà un nom et qu'il s'appelait Alain Juppé. Alors on ressort le Rwanda et bientôt la mairie de Paris. C'est ainsi...

  • rodde12 le mardi 8 avr 2014 à 14:28

    Il n'a pas le droit de demander les fadettes mais Taubira et Valls ont le droit d'avoir communication des écoutes de Sarkosi et de son avocat.C'est ça la république populaire.

  • M4958114 le mardi 8 avr 2014 à 14:24

    un ripou commanditer par l'ex président !!