Spratleys-Le ministre chinois des A.E défend la position de Pékin

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PEKIN, 8 mars (Reuters) - Le chef de la diplomatie chinoise, Wang Yi, a défendu dimanche la politique chinoise d'aménagement des îles Spratleys en mer de Chine méridionale, et a assuré que Pékin ne cherchait pas pour autant à remettre en cause l'ordre international. La Chine revendique 90% de la mer de Chine méridionale, mais le Vietnam, les Philippines, la Malaisie, le sultanat de Brunei et Taiwan ont également des prétentions sur ces eaux potentiellement riches en hydrocarbures, traversées par des voies maritimes internationales de première importance. La Chine a entrepris ces derniers mois des travaux d'assèchement et d'aménagement sur plusieurs récifs et îlots qu'elle occupe dans les Spratleys, dont la superficie terrestre a été multipliée par cinq, selon des images satellites qui montrent qu'une piste aérienne et des installations portuaires y ont été bâties. S'adressant lors de sa conférence de presse annuelle en marge de la session en cours du parlement, le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, a déclaré que Pékin menait à bien des travaux de construction "nécessaires", qui n'étaient pas dirigés contre de tierces parties. "Nous ne sommes pas comme certains pays qui se livrent à des 'constructions illégales' sur les terres d'autrui, et nous n'accepterons pas les déclarations injustifiées concernant les chantiers sur nos propres terres", a-t-il dit, en faisant allusion aux critiques venues de pays revendiquant les Spratleys. La politique de fermeté de la Chine concernant ses revendications maritimes laisse craindre à Washington, Tokyo et dans les capitales de l'Asie du Sud-Est que Pékin ne cherche de plus en plus à imposer ses propres règles et à ignorer celles de la communauté internationale. Wang a estimé pour sa part que le système international devait être amélioré plutôt que mis à bas, de manière à donner davantage leur mot à dire aux pays émergents, et il a comparé l'ordre international et le système bâti autour des Nations unies à un grand navire: "Aujourd'hui, nous voilà dans ce navire, avec plus de 190 autres pays. Bien sûr, nous ne voulons pas faire chavirer le navire, mais plutôt oeuvrer avec les autres passagers pour faire en sorte que le navire navigue en toute sécurité et aille dans la bonne direction". (Michael Martina; Eric Faye pour le service français)

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