Soutien de poids pour Rubio dans la primaire républicaine aux USA

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WASHINGTON, 31 octobre (Reuters) - Marco Rubio, candidat à l'investiture républicaine pour l'élection présidentielle de 2016 aux Etats-Unis, bénéficie du soutien du milliardaire new-yorkais Paul Singer, l'un des plus importants donateurs du Parti républicain, rapporte vendredi le New York Times. Le journal cite une lettre adressée par l'investisseur à d'autres donateurs du Grand Old Party dans laquelle il décrit le sénateur de Floride comme le seul à même de "traverser le processus complexe des primaires et d'en émerger en position de battre" Hillary Clinton, la favorite des primaires démocrates. Son ralliement est un coup sévère porté à Jeb Bush, qui comptait lui aussi sur le précieux soutien de Paul Singer. Selon des données collectées par le Center for Responsive Politics, un organisme indépendant spécialisé dans l'étude du financement politique, et citées par le New York Times, l'investisseur new-yorkais est de tous les donateurs celui qui a versé le plus d'argent aux républicains l'an dernier. Il exerce en outre une grande influence sur les autres financiers du parti conservateur américain. Son soutien couronne une semaine faste pour Marco Rubio. Troisième dans les sondages derrière Donald Trump et Ben Carson, le jeune élu de Floride, âgé de 44 ans, a signé une solide prestation mercredi soir lors du troisième débat télévisé des candidats à l'investiture républicaine. Devant 14 millions de téléspectateurs branchés sur CNBC, qui retransmettait l'événement organisé à Boulder, dans le Colorado, il a notamment pris l'ascendant sur Jeb Bush lors d'une passe d'armes qui a opposé les deux hommes. A l'ex-gouverneur de Floride l'accusant d'absentéisme au Sénat, il a riposté en lui reprochant de s'aligner sur les médias de gauche et en affirmant que si Bush saisissait de cette question, c'était parce que quelqu'un l'avait convaincu que l'attaquer serait bon pour sa campagne. Bush est resté sans réponse. "Il s'en est pris à Rubio avec un couteau, Rubio a répondu avec une arme à feu", a commenté Ford O'Connell, spécialiste républicain des campagnes électorales. (Eric Beech; Henri-Pierre André pour le service français)

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