«Soutien au bijoutier niçois» : cinq questions sur une page polémique

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«Soutien au bijoutier niçois» : cinq questions sur une page polémique
«Soutien au bijoutier niçois» : cinq questions sur une page polémique

Les chiffres donnent le tournis. La page Facebook « Soutien au bijoutier de Nice », ouverte mercredi dernier, avait récolté hier vers 20 heures plus de 1,6 million de « like » (NDLR : une personne qui aime une page sur le réseau social). Ce mouvement, inédit dans sa puissance, pose de nombreuses questions. Décryptage en cinq points.

Ce mouvement est-il d'une ampleur inédite ?

VRAI. « C'est du jamais-vu pour un fait divers », avance Guy Birenbaum, éditeur et spécialiste des réseaux sociaux. « Personnellement, je n'ai jamais vu une croissance aussi constante de like, de partages ou de commentaires sur trois jours de suite », confirme également Vincent Camara, le directeur France de SocialBakers, qui analyse les réseaux sociaux.

Peut-on tricher sur Facebook ?

VRAI. Un porte-parole de Facebook le confirme ouvertement : il est possible d'acheter des faux « like ». Un trafic d'ailleurs fermement combattu par « une équipe dédiée qui surveille les comptes et l'activité ». Faire gonfler sa popularité sur les réseaux sociaux a un prix : au minimum 15 ? les 1000 « like ». Des sociétés spécialisées se sont emparées de cette demande et utilisent pour cela des systèmes automatisés. Peut-on également acheter des faux partages et des faux commentaires? Oui, mais il faut alors rémunérer une armée de « vrais » gens disposant d'une multitude de faux comptes Facebook, ce qui représente une somme astronomique.

Les chiffres ont-ils été gonflés ?

FAUX. L'hypothèse d'un achat massif de « like » low-cost à l'étranger ne tient pas dans cette affaire. Selon des calculs réalisés à partir des données rendues publiques par Facebook, l'immense majorité des « like » provient de France. Cela contredit donc l'estimation diffusée samedi qui se basait alors sur une statistique incomplète de l'outil SocialBakers.

Autre preuve de l'authenticité de la popularité de cette page : le taux « ...

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