Sous Copé, les finances du groupe UMP ont «totalement dérapé», selon Accoyer

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Sous Copé, les finances du groupe UMP ont «totalement dérapé», selon Accoyer
Sous Copé, les finances du groupe UMP ont «totalement dérapé», selon Accoyer

A l'UMP, l'heure est au torpillage de Jean-François Copé et de son bilan. Alors que l'affaire Bygmalion met en péril l'existence du parti et que les dernières révélations sur les prêts légaux mais douteux entre le groupe à l'Assemblée et l'UMP alourdissent le climat en interne,  Bernard Accoyer règle lui aussi ses comptes. Sauf que ce n'est pas  le "Copé président de l'UMP" qu'il attaque comme l'ont fait Fillon  ou Juppé, mais le "Copé président du groupe UMP à l'Assemblée".

C'était entre 2007-2010. Jean-François Copé, député-maire de Meaux (Seine-et-Marne), succède alors justement à Bernard Accoyer à ce poste stratégique occupé par le député de Haute-Savoie de 2004 à 2007. Accoyer n'est pas tendre : sous l'ère Copé, «les dépenses ont dérapé de manière totalement déraisonnable. Il y a eu une dérive des dépenses de fonctionnement, des dépenses pour des sociétés qui n'étaient pas mises en concurrence pour des prestations qui n'étaient pas utiles pour les députés», a-t-il affirmé devant les journalistes dans les couloirs du Palais-Bourbon.

Jacob est «plein de bonne volonté»

Bernard Accoyer, ancien président de l'Assemblée, assure avoir eu, au contraire, à la tête du groupe de députés, une gestion bien plus rigoureuse des finances. «Quand j'étais président, il y avait de quoi supporter au moins deux défaites législatives», prétend-il. Selon une source, lorsque Accoyer, président du groupe de 2004 à 2007, a transmis les rênes à Copé en juin 2007, la réserve du groupe UMP s'élevait à 10,6 millions d'euros. Elle n'était plus que de six millions d'euros en novembre 2010 quand Christian Jacob a pris ses fonctions, succédant à Copé.

Accoyer délivre ces confidences au moment où Jacob, en poste depuis 2010 à la présidence du groupe UMP à l'Assemblée, est sur la sellette depuis plusieurs jours pour avoir accordé un prêt de 3 millions d'euros au parti en ...

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