Soupçons sur le concubin de la fille d'Hélène Pastor

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SOUPÇONS SUR LE CONCUBIN DE LA FILLE D'HÉLÈNE PASTOR
SOUPÇONS SUR LE CONCUBIN DE LA FILLE D'HÉLÈNE PASTOR

MARSEILLE (Reuters) - Des flux financiers suspects ont été découverts sur les comptes bancaires du concubin de la fille d'Hélène Pastor et la justice n'exclut pas un contrat pour le meurtre de l'héritière d'une des familles les plus fortunées de Monaco, a déclaré mardi le procureur de la République de Marseille.

Vingt-trois personnes ont été interpellées à Rennes, Nice et Marseille dans le cadre de l'enquête sur le guet-apens dont a été victime à Nice Hélène Pastor, 77 ans, décédée des suites de ses blessures dans la nuit du 20 au 21 mai dernier.

Le procureur de Marseille, Brice Robin, a indiqué que les deux tireurs présumés étaient des hommes de Marseille, qui n'ont rien de tueurs chevronnés.

Il a distingué lors d'une conférence de presse le cas du concubin de Silvia Pastor, Wojciech Janowski, homme d'affaires et consul honoraire de Pologne à Monaco.

"A l'heure où je vous parle, des flux financiers suspects ont été repérés sur les comptes bancaires de M. Janowski, ce qui mérite des explications", a-t-il dit lors d'une conférence de presse. "Mais également, des liens sont apparus avec deux intermédiaires qui ont été en relation directe avec les deux suspects."

Concernant Silvia Pastor, le magistrat a précisé : "Son épouse a été placée en garde à vue uniquement pour la nécessité de l'enquête".

Prié de dire si l'on pouvait penser à un contrat, il a ajouté : "On peut le penser".

"Nous avons jusqu'à vendredi pour déterminer la chaîne de responsabilité", a souligné le directeur de la police judiciaire, Christian Sainte, évoquant la fin de la période de garde à vue.

L'héritière avait été la cible d'un tireur qui, aidé d'un complice, avait ouvert le feu par deux fois avec un fusil à canon scié à travers les vitres de la voiture, blessant grièvement Hélène Pastor. Son chauffeur Mohamed Darwich, âgé de 64 ans, est lui aussi décédé.

Arrivés le 6 mai de Marseille, le tireur présumé et son complice avaient loué une chambre d'hôtel à Nice et l'un d'eux a laissé sur un gel douche des traces ADN qui ont permis de l'identifier. Ils transportaient un fusil à canon scié dans un sac de voyage.

Les deux hommes opérant à visage découvert ont été filmés par des caméras de surveillance presque tout au long de leur périple, a précisé le procureur. Après le meurtre, ils ont décidé de rentrer à Marseille en taxi.

(Jeran-François Rosnoblet et Gérard Bon, édité par Yves Clarisse)

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