Souffrance animale : améliorer l'abattage rituel, c'est possible

le , mis à jour à 09:19
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Souffrance animale : améliorer l'abattage rituel, c'est possible
Souffrance animale : améliorer l'abattage rituel, c'est possible

Après les vidéos très choquantes de l'association L214, ils voulaient lever « l'omerta ». Les députés de la commission d'enquête sur les abattoirs ont rendu leur rapport hier. Quelques heures auparavant, les militants de L214 diffusaient de nouvelles images comme une piqûre de rappel de cette question qui mobilise l'opinion publique. On y voit des agneaux égorgés avant la fête de l'Aïd, alors qu'ils sont conscients et se débattent encore, suspendus à des crochets et la gorge ouverte. Après six mois d'audition et de visites surprises, les parlementaires ont donc formulé 65 propositions sans s'éviter l'épineuse question de l'abattage rituel. « Nous avons traité le sujet sans tabou » se félicite son président Olivier Falorni (apparenté radical).

 

Contrairement à l'abattage classique, veaux et moutons cacher et halal sont égorgés sans être étourdis (c'est-à-dire placés en état de mort cérébrale) au préalable. Ils subissent donc 1'30'' à 2'30'' de douleur. C'est une dérogation à la règle européenne vigoureusement combattue par les associations.

 

Un travail à mener avec les représentants des cultes

 

« L'interdiction de la mise à mort d'animaux sans étourdissement est la moindre des choses », estime ainsi Brigitte Gothière, la présidente de L214. Pas si simple. Une interdiction pure et simple serait retoquée par le Conseil constitutionnel. La liberté de manger des animaux tués selon son rite est protégée à la fois par la Constitution et par la Convention européenne des droits de l'homme.

 

En revanche, « nous pouvons faire évoluer cette pratique parce que le fondement des rites juifs ou musulmans était justement d'éviter au maximum la souffrance, assure Jean-Yves Caullet (PS), le rapporteur. C'est un travail que nous devons mener avec les représentants de ces cultes. » Selon ces rites qui interdisent la consommation de charogne, l'animal doit être vivant avant d'être ...

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  • frk987 il y a 9 mois

    Qu'on bouffe de la viande, c'est normal, mais que l'on fasse souffrir les victimes faut être des dégénérés complets.

  • M9244933 il y a 9 mois

    Propos de M. Caullet (PS), rapporteur: je laisse apprécier ses propos par ceux qui ont déjà vu des abattages rituels.

  • M940878 il y a 9 mois

    l'interdire c'est beaucoup mieux