Soudan du Sud-Tension à Juba après la mort de cinq soldats

le
0
 (Actualisé avec réaction de l'Onu) 
    JUBA, 8 juillet (Reuters) - Des tirs ont retenti vendredi à 
Juba, capitale du Soudan du Sud, quelques heures après la mort 
de cinq soldats dans des heurts entre partisans du président 
Salva Kiir et de l'ancien chef rebelle Riek Machar.  
    Ce dernier, à l'origine d'un soulèvement armé entamé en 
décembre 2013, est devenu premier vice-président dans le cadre 
d'un processus de paix fragile. Les affrontements de jeudi soir 
et de vendredi sont les premiers depuis son retour à Juba, en 
avril.  
    Salva Kiir et Riek Machar ont lancé un appel au calme lors 
d'une conférence de presse conjointe.  
    "Cet incident sera examiné et des mesures seront prises pour 
que la paix soit rétablie", a promis le chef de l'Etat, ajoutant 
avoir évoqué avec Riek Machar et le second vice-président James 
Wani Igga les moyens à mettre en oeuvre "pour restaurer la 
confiance de la population civile". 
    Ban Ki-moon, secrétaire général de l'Onu, s'est dit 
profondément préoccupé par ces violences qui, selon lui, 
"illustrent une fois de plus le manque d'implication sérieuse 
des parties dans le processus de paix".  
    A la veille du cinquième anniversaire de l'indépendance du 
Soudan du Sud, le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les 
réfugiés (HCR) s'est dit lui aussi gravement préoccupé par les 
déplacements forcés qui résultent des violences, à la fois à 
l'intérieur du pays et dans la région.  
    "Malgré l'accord de paix qui a officiellement mis fin à la 
guerre civile en août 2015, les conflits et l'instabilité se 
sont propagés dans des zones auparavant non touchées dans les 
régions de l'Equatoria et du Bahr el-Ghazal", a déploré sa 
porte-parole Melissa Flemming.   
    L'International Crisis Group a invité récemment les chefs 
d'Etat africains à faire pression sur les anciens belligérants 
pour qu'ils réaffirment leur attachement à l'accord de paix 
conclu en août.  
    "Au cours des neuf mois de cessez-le-feu, les forces en 
présence ont seulement mis fin aux hostilités mais sont restées 
face à face. Il n'y pas eu de mesures conjointes pour superviser 
la sécurité ni d'initiative en faveur de l'unification et de la 
démobilisation", déplore l'ONG dans un rapport publié en 
juillet.   
 
 (Denis Dumo, Jean-Philippe Lefief pour le service français) 
 
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant