Soudan du Sud : près de 300 morts en 3 jours, les combats s'intensifient à Juba

le , mis à jour à 14:28
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Soudan du Sud : près de 300 morts en 3 jours, les combats s'intensifient à Juba
Soudan du Sud : près de 300 morts en 3 jours, les combats s'intensifient à Juba

Les habitants de la capitale du Soudan du Sud se sont réveillés lundi matin au son de tirs d'armes automatiques, au lendemain d'un déferlement de violence qui a traumatisé la population et suscité la réprobation d'une communauté internationale impuissante.  De violents combats, accompagnés de fortes explosions, ont opposé lundi matin dans la capitale sud-soudanaise Juba les forces loyales au président Salva Kiir aux ex-rebelles du vice-président Riek Machar, ont rapporté plusieurs témoins et sources diplomatiques dont l'ambassade des Etats-Unis à Juba. Selon un responsable de l'ONU, un Casque bleu chinois a été tué dans les combats et 12 autres de diverses nationalités ont été blessés. Dimanche, le conseil de sécurité de l'ONU a souligné que «les attaques contres les civils ou contre le personnel et les locaux de l'ONU pourraient constituer des crimes de guerre».

 

Ces nouveaux combats se déroulaient notamment aux abords de l'aéroport et du quartier de Tomping. La veille, le quartier de Jebel, ainsi que celui de Munuki avaient été particulièrement touchés. Depuis vendredi, les combats auraient fait près de 300 morts, selon des sources locales.

 

Dans la nuit de dimanche à lundi, tandis que le Conseil de sécurité de l'ONU réuni en urgence exigeait du président sud-soudanais Salva Kiir et de son rival, le vice-président Riek Machar, de «faire le maximum pour contrôler leurs forces respectives et mettre fin d'urgence aux combats», le fracas des armes s'était tu. Des pluies orageuses se sont abattues sur Juba toute la nuit, rendant encore plus précaire la situation des milliers de civils apeurés qui ont dû fuir à la hâte les quartiers les plus touchés par les affrontements dimanche.

 

Un appel à la cessation des hostilités resté vain

 

Parmi eux, le correspondant de l'AFP sur place a décrit une «situation terrifiante». Des habitants se sont réfugiés dans un camp de l'ONU, à ...

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