Soudan du Sud : le pays menacé par la guerre civile, réunion d'urgence à l'ONU

le
0
Soudan du Sud : le pays menacé par la guerre civile, réunion d'urgence à l'ONU
Soudan du Sud : le pays menacé par la guerre civile, réunion d'urgence à l'ONU

Le très jeune Etat du Soudan du Sud, dernier né au monde et déjà gangrené par la corruption, glisse de plus en plus vers la guerre civile, en dépit d'intenses efforts diplomatiques internationaux.

Lundi soir, l'armée préparait une offensive contre les forces rebelles de l'ancien vice-président Riek Machar, accusé par le président Salva Kiir de tentative de coup d'Etat il y a une semaine. Une réunion d'urgence de l'ONU ce lundi soir doit statuer sur la demande de Ban Ki-moon d'envoyer 5500 casques bleus en renfort.

Une semaine de guerre politique et ethnique. En sept jours, des morts par centaines ont été recensés et les civils affluent par dizaines de milliers dans différents complexes de l'ONU - 20.000 dans la seule ville de Juba - pour tenter d'échapper aux combats et à la mort. Dans le jeune Etat, la lutte pour le pouvoir politique entre président et ex-vice-président joue sur les appartenances communautaires.

Les hommes fidèles à Salva Kiir, le chef en place, sont issus de l'ethnie dinka, majoritaire, ceux de Riek Machar, l'opposant, sont nuer. Salva Kiir a ainsi accusé lundi Riek Machar de mobiliser des miliciens nuer, connus pour leurs raids brutaux contre les communautés rivales pendant la longue guerre civile Nord-Sud (1983-2005) qui a ravagé le Soudan avant la sécession du Sud.

INFOGRAPHIE. Le Soudan dud Sud au bord du chaos

L'armée en route pour reprendre Bor et Bentiu aux rebelles. Des renforts de l'armée sud-soudanaise sont prévus à Bor (200 km au nord de Juba), la capitale de l'Etat du Jonglei, chroniquement instable, prise la semaine dernière par les hommes de Machar.

L'armée sud-soudanaise «travaillait» également lundi à une reprise du contrôle de Bentiu (1.000 km au nord de Juba), dans l'Etat d'Unité, un Etat pétrolier est stratégique, l'or noir représentant 95% de la fragile économie nationale. Les combats semblent également s'être étendus à un autre Etat, le Haut-Nil ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant