Soudan du Sud-Le bilan des combats passe à 272 morts

le , mis à jour à 11:30
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 (Actualisé avec contexte) 
    JUBA, 10 juillet (Reuters) - Les affrontements de ces 
derniers jours à Juba entre partisans du président sud-soudanais 
Salva Kiir et de l'ancien chef rebelle Riek Machar ont fait 272 
morts, dont 33 civils, a-t-on appris dimanche de source proche 
du ministère de la Santé.  
    Un porte-parole des forces fidèles au second avait fait état 
la veille de 115 morts - 35 parmi les partisans de Machar et 80 
dans les rangs des forces gouvernementales.   
    Des tirs ont à nouveau été entendus dimanche à Gudele et à 
Jebel, deux faubourgs de la capitale, aux abords de casernes des 
forces de Riek Machar, qui est devenu premier vice-président 
dans le cadre du fragile processus de paix, rapporte un 
journaliste de Reuters sur place.  
    "Pendant 30 à 40 minutes, nous avons entendu des tirs 
d'artillerie lourde en direction du secteur de Jebel", a 
confirmé un membre du personnel humanitaire.   
    Les affrontements, qui ont commencé jeudi, sont les premiers 
depuis le retour en avril de Riek Machar à Juba, en vertu de 
l'accord conclu en août qui a mis fin au soulèvement de ses 
partisans. 
    Le conflit, alimenté par les tensions entre Nuers et Dinkas, 
ethnies respectives de Riek Machar et de Salva Kiir, a éclaté en 
décembre 2013 quant le second a limogé le premier, qui était 
vice-président. Il a fait plusieurs milliers de morts et deux 
millions de déplacés.  
    Les deux hommes, qui se sont entretenus vendredi, ont dit 
ignorer la cause de cette reprise des violences et ont lancé un 
appel au calme.  
    Ban Ki-moon, secrétaire général de l'Onu, s'est dit 
profondément préoccupé vendredi par cette reprise des violences 
qui, selon lui, "illustre une fois de plus le manque 
d'implication sérieuse des parties dans le processus de paix".  
    L'International Crisis Group a invité récemment les chefs 
d'Etat africains à faire pression sur les anciens belligérants 
pour qu'ils réaffirment leur attachement à l'accord de paix 
conclu en août.  
    "Au cours des neuf mois de cessez-le-feu, les forces en 
présence ont seulement mis fin aux hostilités mais sont restées 
face à face. Il n'y pas eu de mesures conjointes pour superviser 
la sécurité ni d'initiative en faveur de l'unification et de la 
démobilisation", déplore l'ONG dans un rapport publié en 
juillet.   
 
 (Denis Duma,; Jean-Philippe Lefief pour le service français) 
 
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