Sotchi : pourquoi les femmes sont (enfin) autorisées à sauter à ski

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La Française Coline Mattel, une des outsiders de la première épreuve de saut à ski pour femmes aux JO.
La Française Coline Mattel, une des outsiders de la première épreuve de saut à ski pour femmes aux JO.

Tutoyer les 100 km/h et s'envoler, pendant cinq à sept secondes. Le saut à ski est avant tout une décharge de sensations fortes, un instant d'apesanteur rare avant de retrouver le sol après un choc qui équivaut à trois fois le poids du corps. Discipline olympique depuis 1924, le saut à ski est pourtant réservé aux hommes. Comme si s'envoyer en l'air était exclusivement réservé à la gent masculine. Car la discipline est considérée comme dangereuse pour les femmes, certains expliquant même que sa pratique endommagerait les organes génitaux et pourrait rendre stérile. "Ce n'est pas adapté aux femmes d'un point de vue médical", lâchait d'ailleurs en 2005 Gian-Franco Kasper, le président de la FIS, la Fédération internationale de ski. Pourtant, huit ans plus tard, alors que Gian-Franco Kasper est toujours à la tête de la FIS, des femmes vont s'élancer, cet après-midi sur le tremplin de Russkie Gorki, aux JO de Sotchi. L'épilogue d'un combat de 90 ans qui consacrera, dans la soirée, la première championne olympique de l'histoire du saut à ski.D'un premier saut en 1862 à une première compétition en 1998 C'est en Norvège, aux débuts des années 1800, que le saut à ski se développe. Il faut néanmoins attendre 1862 pour recenser le premier saut effectué par une femme, la Norvégienne Olavsdottir Vestby (à six mètres). Et puis plus rien : le saut à ski reste associé aux performances masculines, à l'image de son entrée aux Jeux...

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