Soros prédit une chute massive de la livre en cas de Brexit

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    LONDRES, 21 juin (Reuters) - Un vote des Britanniques jeudi 
en faveur d'une sortie de l'Union européenne déclencherait une 
dévaluation de la livre plus massive encore que celle de 
septembre 1992, a estimé mardi    George Soros, le financier qui 
à l'époque avait fait plier la Banque d'Angleterre et le 
gouvernement. 
    En pariant sur la surévaluation du sterling par rapport au 
mark, le fonds Quantum de Soros avait contraint le Premier 
ministre d'alors, John Major, à retirer la livre du Mécanisme de 
change européen qui liait les devises les unes aux autres. 
    Dans une tribune publiée par The Guardian, le milliardaire 
aujourd'hui âgé de 85 ans estime que la livre pourrait chuter de 
15%, et potentiellement de plus de 20%, en cas de victoire du 
"Brexit" au référendum de jeudi. La devise, qui se traite 
actuellement autour de 1,46 dollar, pourrait ainsi dégringoler 
sous 1,15 selon lui. 
    "La valeur de la livre chuterait précipitamment. Cela aurait 
un impact immédiat et puissant sur les marchés financiers, 
l'investissement, les prix et l'emploi", écrit-il. 
    "Je m'attendrais à ce que cette dévaluation soit plus 
importante et aussi plus perturbante que celle de 15% survenue 
en septembre 1992, quand j'avais eu la chance de réaliser un 
profit substantiel pour mes investisseurs hedge funds." 
    Pour George Soros, la dépréciation de la monnaie qui 
suivrait un Brexit serait plus comparable à celle de 1967 quand 
le Premier ministre d'alors, Harold Wilson, avait dévalué la 
livre à $2,40 contre $2,80. 
    Les spéculateurs s'en donneraient à coeur joie pour 
exploiter la situation à leur profit et la banque centrale 
aurait peu de moyens pour les contrer, ajoute le financier 
d'origine hongroise, classé 23e fortune mondiale par le magazine 
Forbes avec 24,9 milliards de dollars (22 milliards d'euros). 
    "Aujourd'hui, il y a des forces spéculatives beaucoup plus 
importantes et puissantes sur les marchés. Et elles ne demandent 
qu'à exploiter tout mauvais calcul du gouvernement britannique 
ou des électeurs britanniques", affirme-t-il. 
    "Le Brexit rendrait certaines personnes très riches mais 
appauvrirait considérablement la plupart des électeurs." 
 
 (Guy Faulconbridge, Véronique Tison pour le service français) 
 
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  • delapor4 il y a 10 mois

    Encore un grand ami du genre humain celui-là.