Sopra Steria: toujours pénalisé par le Royaume-Uni.

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(CercleFinance.com) - Ce midi à la Bourse de Paris, l'action Sopra Steria Group accusait la plus forte baisse (- 3,6% à 94,5 euros) d'un indice large SBF 120 en légère hausse. Le titre de la SSII française sous-performe nettement l'indice sur la semaine, avec un recul de 14,4% contre - 5,3%. Les analystes s'inquiètent des conséquences de la forte exposition du groupe au Royaume-Uni après le Brexit.

Il semble que la mauvaise orientation du titre soit, ce midi, à mettre sur le compte d'un bureau d'études, HSBC, qui a révoqué son conseil sur le titre d'achat à neutre, la cible visée reculant du cinquième à 100 euros.

Comme Eurotunnel ou les maisons cotées de champagne, Sopra Steria fait partie des valeurs parisiennes les plus exposées au marché britannique. Après la France (46% du CA en 2015), le Royaume-Uni est le deuxième marché du groupe de services informatiques, avec 29% des facturations l'an dernier, indique le document de référence. Une proportion significativement supérieure à celle d'autres SSII françaises comme Atos et Capgemini, plus proches du cinquième que du tiers.

En outre, à la différence de Capgemini, SopraSteria est avant tout un groupe européen, alors que tout le Vieux Continent pourrait pâtir du Brexit.

En effet, les conséquences du Brexit ne cessent d'inquiéter les analystes, qui abaissent drastiquement leurs prévisions macro-économiques pour le Royaume-Uni. Tel est le cas de Credit Suisse, qui estime désormais que le PIB britannique se contractera de 1% en 2017, alors qu'il attendait précédemment une croissance de 2,3%. Ce qui aura des conséquences sur nombre de secteurs, dont celui des services informatiques.

De plus, la dégringolade de la livre sterling (- 8% environ contre l'euro en une semaine) pèsera mécaniquement sur les profits rapatriés du Royaume-Uni en France, du moins si la livre reste à son niveau actuel.

Enfin, selon le cabinet Gartner, le Royaume-Uni était en 2015 le grand pays d'Europe où les dépenses informatiques étaient le mieux orientées : + 6,1%, contre + 2,9% au niveau régional.

Citant également Gartner, un analyste parisien rapporte que le Royaume-Uni concentrait, l'an dernier, près de 36% des dépenses de services informatiques en Europe occidentale, contre 15,3% pour l'Allemagne et 12% pour la France.

EG


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