Sondage : la lutte des classes reste d'actualité

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Sondage : la lutte des classes reste d'actualité
Sondage : la lutte des classes reste d'actualité

Un désenchantement total. Quelques semaines après le tsunami des Panama Papers, et alors qu'une 4e journée de manif contre la loi Travail s'est déroulée jeudi, un sondage réalisé en exclusivité par l'institut Odoxa pour « le Parisien » - « Aujourd'hui en France » montre que le fossé entre les Français et ceux qui sont censés les représenter n'a jamais été aussi grand.

En cette veille de 1er Mai, date symbole des grandes luttes ouvrières, les syndicats y font pâle figure : pour 7 Français sur 10, ils sont en effet jugés inefficaces. Et seuls 16 % des sondés pensent qu'ils sont vraiment en phase avec les salariés. Plus surprenant encore : Nuit debout et son espace de débats ouvert à tous les citoyens n'est plébiscité que par 17 % des personnes interrogées. Quant aux partis politiques, ils affichent le piteux score de 4 %. Plus encore qu'une colère sourde, c'est donc ce sentiment de ne plus être représentés — compris ? — par personne qui domine aujourd'hui et réactive la « fracture sociale » que Jacques Chirac s'était donnée pour mission de combler en 1995.

En 2016, la lutte des classes reste une réalité pour 69 % des Français. « Ce n'est pas surprenant à partir du moment où il y a une telle crise sociale et économique et où les gens ont le sentiment que les élites sont incapables de faire correctement leur travail, analyse Jean Garrigues, professeur d'histoire contemporaine à l'université d'Orléans (Loiret). Quand François Hollande, dans son discours du Bourget, évoque la lutte contre la finance, il entretient d'ailleurs cette culture en donnant le sentiment qu'il y a le monde des riches d'un côté et celui des pauvres de l'autre. »

Le développement de la classe moyenne dans notre pays depuis quarante ans ne doit pas faire oublier les ouvriers et les employés. « Ils représentent encore 50 % de la population, rappelle Louis Maurin, le directeur de l'Observatoire des inégalités. ...

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  • ericlyon il y a 7 mois

    La lutte de classe a disparu depuis longtemps mais par contre ce qui est apparu c'est la montée des extrêmes qui ont tout intérêt à déstabiliser le système pour faire monter leurs idées. Ces extrêmes ne pèsent pas beaucoup plus qu'avant en terme de militants anarchiste ou fascistes mais ils agrègent beaucoup de moutons de panurge qui n'ont pas l'aptitude à se forger leurs propres opinions.

  • mucius il y a 7 mois

    On a là l'une des raisons du déclin inexorable de ce pays : les conceptions éculées du fonctionnement d'une société répandues dans une majorité de sa population. Toutes les politiques basées sur la conception marxiste de luttes des classes du XIXe siècle ont échouées lamentablement (URSS, Cuba, Chine, Cambodge, Coréee du Nord etc...) pourtant les Français, peuple jaloux, y croit encore. Déclin assuré.

  • pbossy il y a 7 mois

    @EuropeGa : la lutte des classes n'existait pas avant l'Union Européenne et l'Euro. Expliquez-moi Svp ?Je ne vois pas trop le rapport.

  • b.renie il y a 7 mois

    La lutte des classes un phénomène créé par le Matérialisme historique analysé par Marx. On pouvait y croire au XIX ème siècle mais aujourd'hui le travail en tant que relation sociale s'est profondément transformé du fait de l'élévation du niveau intellectuel de l'employé salarié. et de la technicité exigée par l'emploi qu'il occupe. Zola est une image d'Epinal

  • EuropeGa il y a 7 mois

    Tous ces pouvoirs aujourd’hui sont des leurres et c’est pour cela que les français n’y croient plus : le pouvoir de nos dirigeants, le pouvoir des partis politiques, le pouvoir des syndicats, le pouvoir d’information de la presse, etc. tous ces pouvoirs sont achetés ou contraints par l’Union Européenne et l’euro. Les français le voient, mais n’ont pas encore compris qu’il fallait retrouver nos souverainetés.

  • 2445joye il y a 7 mois

    Bien sûr que la lutte des classes est toujours d'actualité: la soi-disant "justice sociale" rabachée jusqu'à l'overdose par J.M. Ayrault n'était rien d'autre qu'une justice de classe.

  • M3366730 il y a 7 mois

    Avec l’accord du 16 octobre 2015, tout le monde devra travailler plus longtemps pour toucher sa retraite à taux plein…sauf les fonctionnaires ! C’est encore un pas de plus vers la République des privilèges. http://generationcitoyens-officiel.fr/retraites-une-reforme-necessaire-mais-qui-creuse-linjustice-entre-public-prive/

  • M898407 il y a 7 mois

    Heureusement que cette lutte des classes existe encore quand on entend les propositions ubuesques et violentes de Martinez et de ses compères de la CGT ! Non seulement ils sont déjà responsables de la destruction de milliers d'emplois, mais maintenant ils encouragent les casseurs à détruire tout ce qu'il y a devant eux (policiers, commerces, véhicules, etc...) !!!

  • M3366730 il y a 7 mois

    Comme vous le savez, les sociétés liées aux régimes spéciaux, les fonctionnaires payent des cotisations inférieures aux salariés du privé et sont beaucoup moins taxés. A salaire brut égal et rien qu'au niveau des cotisations salariales : un salarié du privé paye 4 fois plus qu'un fonctionnaire territoriaux et deux fois plus qu'un fonctionnaire d'état.

  • M3366730 il y a 7 mois

    Moi je suis pour une abrogation des privilèges des régimes spéciaux, de fonctionnaires d'état et des régions ainsi que des syndicats. A noter pour les salariés uniquement du privé, il a été réintégré dans la base du salaire imposable la cotisation au titre de la mutuelle complémentaire et à partir de la paye d'avril une cotisation syndicale a été prélevée sur tout les salaires "du privé ?".