Sommet panaméricain à Cuba pour prévenir la propagation d'Ebola

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par Daniel Trotta LA HAVANE, 20 octobre (Reuters) - Cuba et ses plus proches alliés d'Amérique latine et des Caraïbes se réunissent lundi à La Havane afin d'établir un plan de protection contre le virus Ebola et de tenter d'apporter leur aide à l'Afrique de l'Ouest. Aucun cas n'a pour le moment été relevé en Amérique latine mais l'épidémie, qui a tué plus de 4.500 personnes depuis mars dont la plupart au Liberia, en Sierra Leone et en Guinée, a atteint les Etats-Unis et l'Espagne. Le sommet, qui se tient à Cuba, doit réunir des responsables de l'Alba (Alliance bolivarienne pour les Amériques), qui regroupe Cuba, le Venezuela, la Bolivie, l'Equateur, le Nicaragua, Antigua-et-Barbuda, Saint-Vincent-et-les-Grenadines, Sainte-Lucie et la Dominique. Des représentants de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et de l'Organisation panaméricaine de la santé (OPS) seront également présents. Outre le thème de la protection de l'Amérique latine et des Caraïbes d'une éventuelle propagation du virus Ebola, les responsables présents au sommet doivent également étudier les moyens d'aider l'Afrique de l'Ouest à contenir l'épidémie. Cuba, qui envoie des équipes médicales prêter main forte aux populations frappées par des catastrophes sanitaires depuis l'arrivée de Fidel Castro au pouvoir en 1959, contribue déjà à la lutte contre le virus Ebola avec 165 médecins et personnel de santé présents en Sierra Leone et 296 autres qui doivent se rendre au Libera et en Guinée cette semaine. POUR LA PAIX DANS LE MONDE "Le meilleur endroit pour tenir cette réunion est sans aucun doute Cuba en raison de son expérience, de sa discipline et de sa solidarité", a commenté le président vénézuélien Nicolas Maduro lors de son arrivée à La Havane dimanche soir. Les autorités cubaines imposent aux voyageurs en provenance des pays d'Afrique de l'Ouest touchés par l'épidémie une quarantaine d'au moins 21 jours avant de les autoriser à se déplacer librement dans le pays. Vendredi, 28 personnes se trouvaient dans ce cas dans un hôpital de la Havane, selon le directeur de l'établissement. Les médecins cubains et le personnel militaire américain pourraient par ailleurs travailler de concert en Afrique de l'Ouest, alors que les Etats-Unis ont décidé d'envoyer quelque 3.000 ingénieurs militaires, personnel médical ou autres dans la région. "Nous coopérerons volontiers avec le personnel américain dans cet effort, non dans le but de parvenir à la paix entre les deux Etats qui sont adversaires depuis tant d'années, mais pour la recherche de la paix dans le monde, qui est un but qui peut et doit être poursuivi", écrit Fidel Castro dans un article publié durant le week-end. L'ex-homme fort de Cuba a quitté le pouvoir en 2008 au profit de son frère, Raul Castro. Cuba envoie également des médecins dans d'autres pays en échange de financements ou de biens, notamment du pétrole vénézuélien. Plus de 50.000 membres du personnel soignant cubain se trouvent actuellement en poste dans 66 pays. (Agathe Machecourt pour le service français, édité par Danielle Rouquié)

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