Sommet européen : Berlin au front

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À la veille d'une rencontre décisive pour le sauvetage de la zone euro, Angela Merkel a rappelé son attachement à la défense de la monnaie unique. Et son hostilité aux euro-obligations.

C'est devenu un rituel de la politique allemande en temps de crise : avant d'aller ferrailler à Bruxelles lors des grands rendez-vous européens, Angela Merkel expose sa stratégie aux députés du Bundestag. Mercredi, à la veille du Conseil européen visant à lancer le projet de création d'un mécanisme permanent de sauvetage pour la zone euro, la chancelière s'est débattue à sa manière contre les accusations d'anti-européanisme dont elle fait l'objet : elle a défendu les vertus de l'euro. Elle s'est dite persuadée que les chefs d'État et de gouvernement de l'Union européenne donneront leur feu vert à la création du Mécanisme européen de stabilité (MES). Mais elle a aussi réitéré son refus à l'idée d'obligations européennes.

Pour rassurer sur les convictions européennes de l'Allemagne, Merkel a mis l'accent sur l'engagement de Berlin à aider ses partenaires en soulignant que la monnaie unique «profite tout particulièrement» à l'Allemagne. «L'eur

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