Sommes-nous plus sensibles aux allergies?

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AVIS D'EXPERT- Jean-François Bach, immunologiste et secrétaire perpétuel de l'Académie des sciences nous explique comment, dans les pays industrialisés, notre système immunitaire doit faire face à un changement d'univers microbien.

L'espèce humaine a toujours vécu en symbiose étroite avec de multiples agents infectieux: bactéries, virus, champignons ou parasites. Certains d'entre eux provoquent des maladies, bénignes ou graves. D'autres coexistent dans notre organisme sans effet délétère. Les trois mille milliards de bactéries qui colonisent notre intestin en sont un bon exemple. C'est grâce à son système immunitaire que l'homme n'est pas plus fréquemment victime d'infections graves. Cette immunité peut être non spécifique, ou innée. C'est-à-dire qu'elle peut se mettre en action dès le premier contact avec un microbe. Mais il arrive qu'elle ne soit pas suffisante pour en venir à bout.

Heureusement, il existe une seconde barrière de défense fondée sur la capacité de certaines molécules (les anticorps) et de certaines cellules circulant dans le sang (les lymphocytes), à s'attaquer spécifiquement à un agent infectieux donné. De façon surprenante, le répertoire des spécificités anti-in

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