Solvabilité II continue de susciter l'incompréhension

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(NEWSManagers.com) - Lieu privilégié de rencontre pour les professionnels de la gestion institutionnelle, le Forum GI est aussi un bon baromètre des préoccupations du secteur. Cette année, Solvabilité II a tenu le haut du pavé dans le cadre des discussions organisées mais également dans les travées du Forum. Peut-être en raison de la proximité relative de la mise en ?uvre de la directive programmée pour 2012 mais surtout en raison des bouleversements qu' entraîne ce texte toujours en gestation en attendant une nouvelle étude d' impact, la cinquième (QIS 5).
" Les " govies" sont les actifs qui vont coûter le moins cher alors qu' ils deviennent de plus en plus risqués" , a ainsi souligné Jean-Luc Hivert, responsable du pôle crédit et convertibles chez UFG-LFP dans le cadre d' un atelier sur le marché des crédits et dérivés.
" La gestion à un an n' est pas possible" , surenchérit Sebastian Paris-Horvitz, directeur de la stratégie d' investissement chez AXA IM. " Le régulateur va être obligé de changer les règles" , ajoute-t-il en suggérant la mort prochaine de Solvabilité II. Même sentiment chez Didier Bouvignies, responsable de la gestion chez Rothschild & Cie, qui relève que " le dossier est chez les techniciens. Il va aller chez les politiques" .
Autre exemple de dossier qui suscite beaucoup d' intérêt, les marchés émergents. Faut-il aller sur les marchés émergents? " Il est de moins en moins exotique de mettre une partie de son portefeuille sur les marchés émergents" , a lancé Eric Le Coz, directeur du développement produit chez Carmignac Gestion. Eric Le Coz explique toutefois qu' il y a eu " une forme d' interdit sur les marchés émergents" , montrés du doigt comme source de délocalisation des emplois.

Cette allergie aux marchés émergents, encore très perceptible chez les investisseurs européens, n' a pas lieu d' être, estime Eric Le Coz qui rappelle que l' on assiste actuellement au déplacement du centre de gravité de la croissance mondiale vers les émergents et qu' il serait dommage de ne pas en tirer parti. Dans un portefeuille actions classique, Eric Le Coz préconise une poche de 25% sur les émergents et une poche de 25% sur les matières premières liées aux émergents. Michael Godfrey, gérant chez M&G, a pour sa part insisté sur le potentiel lié au gouvernement d' entreprise dans les émergents. " La mise en ?uvre des normes de " corporate governance" dans des pays encore peu sensibles à ce thème est, de mon point de vue, une idée d' investissement tout aussi importante que la croissance" , a souligné Michael Godfrey.

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