SOLOCAL dans le flou après le rejet de son plan de refinancement

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(AOF) - L'incertitude règne sur l'avenir de Solocal au lendemain d'une assemblée générale houleuse. La cotation du titre a été suspendue ce matin tandis que le plan de refinancement, approuvé la semaine dernière par les créanciers, a été rejeté par les actionnaires. Ce matin, Baudoin de Pimodan, de l'association RegroupementPPLocal, appelle à de nouvelles négociations sur un nouveau plan. Dans un entretien à AOF, il assure à nouveau que la réduction de la dette de la société est une priorité et regrette que Benjamin Jayet ne fasse pas partie des administrateurs nouvellement nommés hier.

Du côté du concert Benjamin Jayet et Philippe Besnard, aux côtés de RegroupementPPLocal pour mener la fronde contre le projet de restructuration financière, on estime que l'objectif est atteint puisque le plan a été rejeté. "La présence au Conseil d'administration aurait été une bonne chose mais n'est pas rédhibitoire. Nous soutenons pleinement Arnaud Marion (nommé administrateur hier) pour travailler à la restructuration de la dette de Solocal qui reste la priorité", expliquent les deux investisseurs à AOF.

Avec 7% du capital de Solocal, le concert appelle aussi "Jean-Pierre Rémy et Robert de Metz (respectivement DG et président du Conseil d'administration de Solocal) à prendre du recul et à se concentrer sur l'opérationnel". "Les actionnaires ont été très clairs sur leur propre capacité à négocier avec les créanciers un nouveau plan de restructuration qui soit acceptable par tous", assurent Benjamin Jayet et Philippe Besnard. Sollicitée par AOF, la direction de Solocal n'était pas disponible immédiatement pour répondre à nos questions.

En termes de gouvernance, la victoire des actionnaires minoritaires apparait en revanche incomplète. En effet, ils ont obtenu trois nouveaux administrateurs, faisant passer le Conseil de Solocal de huit à 11 membres, alors qu'ils en demandaient sept.

Certains porteurs ont semble-t-il fait défaut après une tentative de "putsch" menée par une partie des opposants, selon le terme employé ce matin par Natixis. Contrairement a ce qui avait été initialement souhaité par les actionnaires frondeurs, la révocation d'une partie du Conseil - les quatre membres du Comité des rémunérations - a été demandée lors de l'AG. Voyant que cette mesure, ajoutée à la nomination de sept nouveaux administrateurs, entrainerait le renouvellement de plus de la moitié du Conseil, les actionnaires ont fait machine arrière. Un tel changement dans la gouvernance aurait en effet rendu exigibles immédiatement 350 millions d'euros de dettes.

Face à cette menace, et après une suspension de séance d'une quarantaine de minutes au cours de laquelle ils ont accordé leurs positions, les opposants sont finalement revenus sur leur demande et n'ont demandé le départ que de Robert de Metz, résolution sur laquelle ils n'ont pas été suivis par le collège des actionnaires.


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