Solidarité : «SOS Amitié bonsoir»

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Solidarité : «SOS Amitié bonsoir»
Solidarité : «SOS Amitié bonsoir»

Un canapé, des chaises en cercle, des ouvrages de psychologie. «Mais on n'a pas beaucoup de temps pour lire», souligne Anne*, 64 ans, l'une des 1 464 bénévoles de SOS Amitié qui se relaient jour et nuit pour répondre aux appels. Une mission exigeante au coeur du congrès national de l'association qui se tient jusqu'à ce soir à Besançon (Doubs).

 

Nous sommes dans l'appartement de Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine) où le fondateur de l'association a installé le premier «poste écoute» il y a presque soixante ans. Il en existe désormais 68. Dans deux chambres pastel se succèdent les écoutants : un bureau avec un ordinateur, un téléphone et, dans un coin, un lit. Ce soir, Anne s'y reposera avant de prendre son quart, de 3 heures à 7 heures du matin. «La nuit, ça sonne constamment. Les gens n'arrivent pas à dormir car ils sont travaillés par leurs problèmes.» Femmes battues, couples brisés, la moitié des appelants souffre de solitude et l'autre de maladies psychiques qui isolent souvent.

 

Comment se prépare-t-on à écouter la souffrance ? Pendant le trajet que la bénévole parcourt pour venir prendre son poste. «C'est un sas qui me permet de me désengluer de ma vie quotidienne. Comme si j'enfilais une blouse d'écoutante», sourit cette grande femme moderne au carré gris. Rien à voir avec la bourgeoise coincée du film «Le Père Noël est une ordure», qui la fait sourire : «D'ailleurs on a une Thérèse ici !»

 

Une méthode qui s'inspire du psychologue américain Carl Rogers

 

«SOS Amitié, bonsoir» : c'est ainsi qu'Anne accueille ceux qui téléphonent. Mais cette phrase, on ne l'entendra pas. L'énergique jeune retraitée mène ses conversations en privé. L'anonymat constitue la règle numéro 1 : de part et d'autre de la ligne, on ne donne jamais son prénom. «On ne dit rien de personnel, c'est un motif d'exclusion.» Les seules exceptions sont des cas d'extrême urgence, le plus souvent pour ...

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