Soldes d'hiver: libéralisation des promos en vue

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Plus de prix barrés, de promotions, de ventes privées et autres offres personnalisées créent un manque de visibilité pour les soldes traditionnels.

Acheter un produit plein tarif devrait bientôt devenir encore plus rare. Si les boutiques indépendantes font tout pour garder le côté exceptionnel des soldes dans l'esprit des clients, une série de mesures pourrait prochainement ajouter à la confusion sur le prix normal des articles, en libéralisant les promotions.

Un projet d'arrêté censé transposer une directive européenne de 2005 sur les pratiques commerciales trompeuses pourrait en effet faciliter la valse des promos. Il prévoit de supprimer le concept de prix de référence. Celui-ci, que les boutiques doivent mentionner sur leurs étiquettes pendant les soldes, est actuellement calculé sur le prix pratiqué pendant les trente jours précédant le top départ des soldes. Il était le seul à entrer en compte dans le calcul des rabais. Jusqu'alors obligatoire en France, il servait d'indicateur important au gendarme de la concurrence. Facultatif, son absence pourrait renforcer les pratiques consistant à gonfler artificiellement les prix barrés.

Plus de reventes à perte

Par ailleurs, ce texte, actuellement à l'étude au Conseil national de la consommation (CNC) et qui pourrait entrer en vigueur dans les prochaines semaines, pourrait supprimer l'obligation pour un commerçant de détenir en stock un produit en promotion durant toute la durée de l'opération. «C'était un frein aux excès des promotions à tout va. La supprimer ouvre la porte à la multiplication des baisses de prix toute l'année. C'est une très mauvaise nouvelle», déplore Bernard Morvan, le président de la FNH, qui regroupe les boutiques de mode indépendantes.

Les professionnels de l'habillement, qui se réjouissaient de la fin des soldes flottants, craignent une nouvelle dérive dans la perception du prix par le consommateur. Mais, pour les indépendants, le principal risque n'est pas là. Alors que la revente à perte n'est autorisée dans l'Hexagone que pendant les douze semaines annuelles de soldes, Bruxelles pourrait franchir un nouveau pas dans la libéralisation des promotions. «La prochaine étape sera d'autoriser la revente à perte toute l'année, pour favoriser les grands acteurs de la mode», craint ainsi Bernard Morvan, également président de l'Association européenne des détaillants textiles (AEDT).

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