Soixante propositions et des dizaines de noms

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Soixante propositions et des dizaines de noms
Soixante propositions et des dizaines de noms

« Il y a du dopage dans tous les sports. » Introduction percutante de Jean-François Humbert, président de la commission sénatoriale sur l'efficacité de la lutte contre le dopage dont le rapport d'enquête était dévoilé ce mercredi. « L'objectif était de ne pas se concentrer sur le seul cyclisme. Il s'agissait de lever le nez du guidon, a expliqué le sénateur du Doubs. Nous y sommes bien parvenus. Quinze disciplines ont été représentées. J'ai eu des échos de plusieurs sports considérant qu'ils avaient été particulièrement ciblés. Le rugby et le football font partie de ceux-là. Les soixante propositions ne concernent pas un sport et un seul car tous les sports sont concernés. »La connaissance, la prévention, les contrôles, les analyses, les sanctions, la pénalisation et la coopération. Voilà les sept axes sur lesquelles reposent les propositions présentées comme « concrètes et pragmatiques » par les sénateurs. L'une d'elles : le transfert du pouvoir de sanctions des Fédérations nationales à l'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD). Ceci « afin d'éviter tout conflit d'intérêts » expliquent les sénateurs. Jean-Jacques Lozach, le rapporteur de l'enquête, regrette au passage que « les sanctions pécuniaires soient peu utilisées ». Les sanctions justement. S'il a tenté de minimiser la portée d'une « liste noire » de cyclistes dopés, le rapporteur de la commission d'enquête a indiqué qu'aucune sanction ne serait prise contre les cyclistes positifs à l'EPO sur les Tours de France 1998 et 1999. Parmi eux, Marco Pantani et Jan Ullrich, le vainqueur du Tour de France 1998 et son dauphin. Mais aussi les Français Laurent Jalabert et Jacky Durand. Maillot Vert sur cette édition de la Grande Boucle, l'Allemand Erik Zabel a également été contrôlé positif à l'EPO avec ces tests rétroactifs pratiqués fin 2004 par le laboratoire antidopage de Châtenay-Malabry. Tout comme un autre sprinter renommé, l'Italien Mario Cippolini. Au total, 18 coureurs apparaissent comme positifs à l'EPO. Plus d'une dizaine sont considérés comme des cas « litigieux ». Troisième en 1998, l'Américain Bobby Julich est l'un deux. En préambule, Jean-Jacques Lozach avait expliqué que « parler du dopage ne nuit pas au sport mais contribue à moyens et à longs termes à lui rendre ses lettres de noblesse ». Pour le moment, c'est plutôt une chasse aux tricheurs qui est lancée...

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