Sois courageuse, belle Argentine !

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La guerre des idées entre les fanatiques de Bilardo et les amoureux de Menotti continue à secouer le football argentin. Contre le Paraguay, Tata Martino le bielsiste a fait confiance à un milieu technique et à la possession, avec Banega et Pastore. Et alors que son équipe a fini par se faire rejoindre au score alors que ces deux-là n'étaient plus sur le terrain, une certaine frange du pays a quand même réussi à demander leur tête, pour "mieux protéger la défense". Tiens bon, Tata.

"On n'a jamais eu un style de jeu. L'Argentine n'a jamais été reconnue comme une équipe qui jouait exclusivement en attaquant, en défendant, sur les seconds ballons ou en contre. Le football argentin a tout essayé et a gagné de toutes les manières. Il n'y a pas une façon de jouer qui distingue le jeu de l'Argentine. On a changé les sélectionneurs pour des raisons de vie, non pas des raisons de jeu. Un type débarque et veut jouer de telle manière. Le lendemain un autre arrive et il veut tout changer. Nous, en revanche, on a une idée de jeu." Dans la salle presse du stade La Portada à La Serena, Tata Martino a souhaité rappeler à tous les journalistes argentins un peu d'histoire avant le début de la Copa América. Une histoire qu'il instrumentalise politiquement, et à raison : si Sabella – fils de l'école bilardiste d'Estudiantes – a atteint la finale de la Coupe du monde, il l'a fait par la force de son bloc, et non pas celle du jeu. Martino, lui, veut que le jeu redevienne la priorité. Et si le sélectionneur jouit d'une certaine légitimité au pays du fait des succès de son Paraguay, son Newell's et sa saison au Barça, il semble évident que le moindre résultat négatif déplacerait la priorité du jeu vers celle du résultat, parce que l'Argentine doit toujours gagner. C'est le danger de cette phase de poule de Copa América qui s'est compliquée avec le nul contre le Paraguay : Tata Martino va-t-il maintenir son idée de jeu et renforcer ses choix dans la difficulté ? Ou va-t-il céder devant l'urgence de l'équilibre ?

L'idée de Martino, les mots de Mascherano


Si cette nouvelle idée fait contraste avec le bloc-équipe d'Alejandro Sabella, personne n'est mieux placé que Javier Mascherano pour l'expliquer et demander qu'on laisse du temps à son nouveau sélectionneur : "Le concept le plus important, c'est que Gerardo aime plus jouer avec l'attaque positionnelle qu'Alejandro. C'est donc plus dur d'attaquer parce qu'il y a moins d'espaces et que tu pousses le rival à se replier. C'est là que le rôle des mouvements coordonnés entre en jeu. Il faut savoir couvrir les espaces. En plus, du fait de rajouter des joueurs aux avant-postes, tu prends plus de risques. Mais tu as aussi plus de possibilités. La difficulté est transmise aux offensifs, puisqu'il y a moins d'espaces (par rapport à un football de contre, ndlr). C'est pour cette raison que le travail sur les mouvements prend autant…


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